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Une victoire en guise de révérence

Les Espagnols célèbrent sobrement leur deuxième but, celui de Fernando Torres.

Les Espagnols célèbrent sobrement leur deuxième but, celui de Fernando Torres.

Photo : Getty Images / Ian Walton

Agence France-Presse

Déjà éliminés, les Espagnols, champions en titre, ont quitté la scène avec une victoire de 3-0 sur l'Australie, à Curitiba, lundi.

Les Espagnols, corrigés par les Pays-Bas 5-1 puis battus par le Chili 2-0, ont obtenu leur première victoire sur des buts de David Villa (36e), Fernando Torres (69e) et Juan Mata (82e). Pour ce dernier match, le sélectionneur Vicente Del Bosque avait mis au repos plusieurs de ses cadres, dont Iker Casillas. Andres Iniesta était toutefois de la formation pour sa 100e sélection.

La victoire et la troisième place symbolique du groupe B mettront un peu de baume sur les plaies des Espagnols.

« Nous avons achevé notre participation d'une manière très digne, les joueurs se sont donnés à fond, a dit le technicien juste après la rencontre. Dans les premières minutes, ils nous ont un peu étouffés, mais ensuite nous avons pris progressivement le contrôle du match et nous avons été supérieurs. »

Baroud d'honneur

À l'Arena da Baixada, David Villa (32 ans), qui va partir jouer en Australie puis aux États-Unis, a probablement disputé lundi sa 97e et dernière sélection avec l'Espagne.

Mais il l'a fait en beauté, confortant son statut de meilleur buteur de l'histoire de la Roja (59 buts) sur une action splendide, une talonnade victorieuse après un bel échange entre Andres Iniesta et Juanfran.

D'autres trentenaires, comme le gardien Pepe Reina (31 ans) ou le milieu Xabi Alonso (32 ans), pourraient également avoir joué là leur ultime match international. Le meneur barcelonais Xavi (34 ans), donné partant lui aussi, n'a pas eu cette occasion en raison d'un problème musculaire.

Tous ces joueurs ont largement contribué aux conquêtes du passé (Euro 2008, Mondial 2010 et Euro 2012), mais il y a eu aussi lundi à Curitiba un aperçu de ce que pourra être l'Espagne de demain.

En défense, Sergio Ramos (28 ans, 119 sélections) portait le brassard de capitaine et, au milieu, le jeune Koke (22 ans) a pris ses responsabilités.

Présenté par Xavi comme son successeur dans la sélection, le milieu de l'Atletico a été plutôt bon, dirigeant le jeu et affichant une complicité prometteuse avec Andrés Iniesta.

Ce dernier (30 ans), dont c'était la 100e sélection, devrait rester au coeur du projet espagnol. Iniesta a délivré une passe décisive sur le deuxième but en lançant Torres seul dans la surface (69e).

Le troisième but est venu d'une ouverture de Cesc Fabregas pour Juan Mata (82e).

Certes, rien n'est réglé pour la Roja, dont le sélectionneur Vicente Del Bosque, sous contrat jusqu'en 2016, a laissé planer le doute sur son avenir. « Nous avons le temps. J'imagine que ce sera dans les prochains jours, peut-être la semaine prochaine. Mais il n'y a pas d'urgence », a-t-il conclu.

À Curitiba, l'Espagne a laissé entrevoir la promesse d'un renouveau.

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