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Université francophone en Ontario : le modèle virtuel est toujours envisagé

Le drapeau franco-ontarien, créé en 1975

Le drapeau franco-ontarien, créé en 1975

Photo : Radio-Canada/Yvon Thériault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, évoque toujours la possibilité de mettre sur pied une université virtuelle pour les francophones.

Un texte de Mathieu LacombeTwitterCourriel

Depuis plusieurs années, des militants franco-ontariens revendiquent la création d'une université dont la langue officielle d'enseignement serait le français.

Dans une longue entrevue, Kathleen Wynne a indiqué qu'elle ne ferme pas la porte à la création d'une telle institution. Par contre, elle se demande s'il est bel et bien nécessaire de construire un lieu d'enseignement universitaire en bonne et due forme.

« S'il est nécessaire d'avoir un édifice pour cette université? Je ne sais pas, c'est une question pour le gouvernement », affirme Mme Wynne. Elle ajoute toutefois que « d'avoir les programmes pour toute la province, pour tous les étudiants qui veulent étudier en français, c'est très important ».

La première ministre soutient qu'aucune décision n'a encore été prise, au sujet de la bonification de l'enseignement universitaire en français en Ontario. Kathleen Wynne insiste par contre sur l'importance de mettre toutes les options sur la table, dont celle d'une université en ligne.

Réactions des étudiants

Le Regroupement des étudiants franco-ontariens (REFO) n'en démord pas : la création d'une institution universitaire francophone en Ontario doit être une priorité pour le gouvernement.

« La gestion universitaire, c'est la dernière brique dans la pyramide éducative de l'Ontario français. »

— Une citation de  Alain Dupuis, directeur général du REFO

Selon le directeur général, Alain Dupuis, une institution en ligne n'aurait pas les mêmes vertus qu'un établissement physique. Il se base sur des consultations qui ont été menées auprès des jeunes, par son organisme.

« Ça a été essayé avec le Collège des Grands-Lacs qui a malheureusement fermé ses portes, dans le sud de la province, parce que c'était un enseignement qui était presqu'exclusivement virtuel, dit M. Depuis. La communauté franco-ontarienne a beaucoup appris de cette expérience-là et aujourd'hui, c'est encore plus important d'avoir ces lieux-là ».

Alain Dupuis souligne que les Anglo-Québécois, qui sont 600 000, peuvent compter sur trois universités de langue anglaise alors que les Franco-Ontariens, qui sont le même nombre, ne comptent aucun établissement exclusivement dans leur langue.

Le REFO indique qu'il présentera, cet automne, sa vision de la gouvernance de l'enseignement post-secondaire francophone, en Ontario.

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