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L'UPAC arrête un cadre de la Sécurité publique et un entrepreneur

Un reportage de Stéphanie Tremblay
Radio-Canada

Un cadre au ministère de la Sécurité publique du Québec et le vice-président d'EBR, une firme informatique de Québec, ont été arrêtés par des agents de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) vendredi matin. Ils sont soupçonnés d'avoir mis en place un stratagème frauduleux facilitant l'octroi d'un contrat informatique.

La valeur de ce contrat est supérieure à 3,3 millions de dollars, a affirmé l'UPAC. En échange de l'obtention de ce contrat, le fonctionnaire aurait reçu des avantages pécuniaires. La valeur de la fraude serait d'environ 400 000 $.

Mohamed El-Khayat, PDG d'EBR.Mohamed El-Khayat, PDG d'EBR. Photo : EBR.ca

Abdelaziz Younsi (directeur des technologies de l'information à la Sécurité publique) et Mohamed El-Khayat (homme d'affaires) comparaîtront au tribunal le 8 septembre prochain, au palais de justice de Québec.

M. Younsi est notamment accusé d'abus de confiance, de fraude, de fabrication de faux et d'avoir « frustré » le ministère de la Sécurité publique lors de l'octroi d'un contrat d'approvisionnement de micro-ordinateurs. Il a été relevé de ses fonctions au ministère.

Le ministère de la Sécurité publique a confirmé par communiqué l'arrestation d'un membre de son personnel. Le 4 juin dernier, le ministère révélait qu'il y avait perquisition de l'UPAC à ce sujet. Les policiers avaient fouillé le centre de distribution du ministère de la Sécurité publique situé sur la rue Volta, un entrepôt où l'on conserve du matériel, dont des équipements informatiques. Ils s'étaient également présentés au siège social d'Informatique EBR sur le boulevard Jean-Perrin, à Québec.

Informatique EBR est une firme de technologies de l'information de Québec qui a déjà reçu des contrats du gouvernement québécois pour l'installation de tableaux blancs interactifs, notamment. Elle a aussi des bureaux à Laval, à Chicoutimi et à Gatineau. (Source EBR)

Robert Lafrenière rassuré

Le patron de l'UPAC s'est réjoui de l'arrestation des deux hommes. Robert Lafrenière a tenu à féliciter ceux qui les ont dénoncés, rappelant que l'enquête sur cette affaire avait été lancée en 2013 à la suite d'une plainte provenant de l'interne. « C'est inquiétant [...], mais c'est rassurant de voir que des gens ont signalé cet élément-là à l'UPAC et l'UPAC, dès le mois d'août, s'est mis en enquête », a-t-il réagi. « Moi, je suis rassuré sur l'honnêteté des gens. »

La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, a elle aussi tenu à souligner que cette enquête a été rendue possible grâce à une dénonciation.

« Très souvent les gens voient, savent, ont de l'information, mais n'osent pas dénoncer », a-t-elle dit, avant d'inviter tous les individus témoins d'actes répréhensibles à dénoncer, qu'ils soient fonctionnaires ou non.

« On a clairement aujourd'hui les résultats du travail de l'UPAC », a-t-elle conclu.

Robert Lafrenière, commissaire de l'UPAC
Avec les informations de La Presse canadienne

Société