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Le milieu culturel dénonce la diminution des crédits d'impôt

Un plateau de tournage

Un plateau de tournage

Photo : iStock / iS

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les travailleurs du cinéma, de la télévision et des médias interactifs se sont unis jeudi pour dénoncer les coupes annoncées dans le dernier budget provincial, jugeant qu'elles formaient une menace pour l'ensemble de leur industrie.

La majorité des associations professionnelles du milieu -- dont l'Union des artistes, l'Association nationale des doubleurs professionnels, la Guilde des musiciens et l'Alliance québécoise des techniciens de l'image et du son --, qui représentent plus de 50 000 travailleurs, ont lancé un signal d'alarme devant la diminution des crédits d'impôt provinciaux aux productions cinématographiques et télévisuelles.

Le regroupement rappelle que des milliers d'emplois seront touchés à court et à moyen terme avec ces réductions. Selon lui, de nombreuses productions québécoises risquent de ne pas voir le jour en raison des coupes annoncées, et plusieurs productions étrangères choisiront de s'établir ailleurs qu'au Québec.

Certains secteurs visés seraient parmi les plus sensibles à la concurrence féroce qui se livre sur la scène internationale avec les crédits d'impôt, notamment les effets spéciaux numériques, le doublage, les coproductions et l'animation.

Par communiqué, la présidente de l'Union des artistes, Sophie Prégent, dit craindre que l'industrie du doublage ne « bascule carrément ».

Le lien de confiance risque d'être rompu non seulement avec les investisseurs de la province, mais aussi avec les investisseurs étrangers.

Une citation de :Jean Ducharme, vice-président à l'exploitation chez Technicolor à Montréal

La coprésidente du Conseil des productions de langue anglaise du Québec, Janis Lundman, a pour sa part souligné que « la production de langue anglaise est très mobile et risque de disparaître si les crédits d'impôt du Québec ne sont pas concurrentiels avec d'autres juridictions ».

L'ensemble des intervenants considère qu'il ne faut pas voir le crédit d'impôt sur les productions médiatiques comme une dépense, mais plutôt comme un investissement rentable. Ils envisagent d'ailleurs d'en faire la démonstration devant la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise qui se tiendra en septembre.

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