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Controverse entourant l'Institut Confucius et le TDSB

Institut Confucius

Le cégep Limoilou s'est associé à l'Institut Confusius, un organisme chinois controversé.

Radio-Canada

Les élus du Toronto district school board (TDSB) se prononcent ce soir sur le partenariat entre le conseil scolaire et l'Institut Confucius, une organisation culturelle dirigée par la Chine.

De nombreux parents tentent de faire pression pour que le projet soit abandonné avant l'ouverture d'un premier centre, prévue à l'automne.

Les Instituts Confucius dispensent des cours de langue, d'histoire et de civilisation chinoise depuis 2004. On en compte aujourd'hui plus de 400 dans une centaine de pays.

Certains conseillers scolaires de Toronto, comme Gerri Gershon, estiment qu'ils sont pertinents.

« Les livres sont effectivement publiés en Chine, mais nous aurons le choix de les approuver ou non et ce sont nos enseignants qui enseigneront la matière. »

De nombreux parents se plaignent toutefois d'une telle approche pédagogique avec un pays connu pour la censure, la propagande et la violation des droits de la personne.

La conseillère Shelly Laskin demande un moratoire sur la question.

« Nous avons besoin d'informations supplémentaires avant de prendre une décision éclairée. »

Plusieurs universités au pays ont déjà annulé des partenariats avec cette institution, parce qu'elle est dirigée par le parti communiste chinois.

Robert Johnson est le porte-parole de l'Association canadienne des professeurs d'université.

« L'Institut Confucius veut contrôler ce qui est enseigné et ce qui est discuté en classe et effectivement, il y a des sujets qui ne vont pas être abordés. »

Le conseil scolaire s'est refusé à tout commentaire pour ne pas influencer le vote de ce soir, mais il affirme qu'il endossera la décision des conseillers.

D'après le reportage de Jean-Philippe Nadeau

Ontario

Éducation