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Andres Iniesta, Iker Casillas et Fernando Torres

Andres Iniesta, le gardien Iker Casillas et Fernando Torres quittent le terrain, la mine déconfite.

Photo : Getty Images / Christophe Ena

Radio-Canada

Le règne de l'Espagne a pris fin à Rio de Janeiro. Avec une deuxième défaite en deux matchs, les champions du monde savent déjà que leur parcours brésilien se limitera à la phase de groupe.

Un texte d'Olivier Arbour-MasseTwitterCourriel

Les Espagnols ont été brusqués 2-0 par le Chili, mercredi, au mythique stade Maracana. Leur hégémonie sur le soccer international, marquée par deux trophées européens consécutifs et un sacre mondial, se conjugue maintenant au passé.

La Furia Roja, à court de solutions, a raté son rendez-vous. Pâle en attaque, elle s'est montrée coupable d'erreurs indignes de son statut en défense.

C'est un échec inattendu mais c'est le sport. Il faut savoir l'accepter. On a eu des grandes joies et maintenant une grande tristesse. On n'a pas su maintenir la conviction, la faim, sans doute en raison des nombreuses victoires. On n'a pas pu maintenir ce niveau.

Xabi Alonso

Le sélectionneur Vicente del Bosque a apporté des ajustements à son effectif après la dégelée de 5-1 contre les Néerlandais en ouverture de tournoi. Le remplacement de Gerard Piqué par Javi Martinez en défense centrale n'a pas colmaté les brèches.

Dès la 20e minute, Sergio Ramos attrapait un torticolis, pris au cœur de l'ouragan chilien. Le contre de la Roja a fourni un exemple probant de l'efficacité du collectif. D'Arturo Vidal à Alexis Sanchez à Charles Aranguiz à Eduardo Vargas, qui s'est couvert de gloire. Le rythme était infernal, la précision chirurgicale et le résultat incisif. Les Espagnols encaissaient un premier coup dur, et ils n'ont jamais su se relever.

Mordant recherché

Ce but est survenu après que Xabi Alonso eut raté l'occasion de décoincer le pointage pour les Ibériques. Quelques instants après avoir gaspillé un coup franc en position avantageuse, le milieu de terrain du Real Madrid a hérité d'un ballon sorti de nulle part dans la surface. Alonso s'est retrouvé seul face au gardien, à courte distance, mais sa frappe a été contrée par un Claudio Bravo fonceur (15e). 

À la 27e minute, au tour de Diego Costa de passer à côté d'une des rares chances espagnoles en première demie. Au bout d'un centre de Jordi Alba prolongé par David Silva, le numéro 19 a vu sa volée choir dans le petit filet, à la gauche du cadre. 

Charles Aranguiz a fait payer ce manque de mordant aux Espagnols. À la 43e minute, le gardien Iker Casillas, incapable d'écarter convenablement la menace sur un coup franc, a repoussé le ballon directement dans ses pieds. Après un contrôle habile, Aranguiz a expédié le ballon dans les cordages pour faire 2-0.

Les Espagnols ont manifesté un certain désir après la pause. Diego Costa, lancé dans la surface entre deux défenseurs, a vu sa frappe dévier sur un pied avant d'atteindre l'objectif (48e). Ce même Costa s'est permis une agile bicyclette à la faveur de Sergio Busquets, au deuxième poteau, mais sa déviation a raté le cadre (53e).

Fin de cycle

L'entrée de Fernando Torres à la 64e minute n'a pas changé le cours d'un match où les menaces réelles de l'Espagne ont manqué. La statistique plus que respectable de neuf tirs cadrés a été gonflée par une fin de match remplie de tentatives désespérées. Trop peu, trop tard.

Casillas est devenu, dans cette défaite, l'Espagnol le plus souvent titularisé en Coupe du monde (17). Xavi, Piqué et David Villa, tous des joueurs qui constituaient le cœur de la formation gagnante en Afrique du Sud, ont observé le match depuis le banc des joueurs. La Furia Roja est arrivée en fin de cycle.

L'équipe qui a terrorisé la planète soccer pendant six ans avec son tiki-taka redoutable n'est plus. Le Brésil couronnera un nouveau roi.

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