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Jeux du Québec : les villes hôtes doivent éponger le déficit

Jeux du Québec

Photo : Jeux du Québec/Facebook

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'agglomération de Longueuil accueillera dès le 1er août les Jeux du Québec. Un événement dont les coûts d'organisation s'élèvent à environ 6 millions de dollars. Mais voilà, les commandites privées, qui devaient en financer la majeure partie, ne sont pas au rendez-vous. Les villes hôtes doivent donc absorber le manque à gagner. 

Un texte de Marie-Ève MaheuTwitterCourriel

Longueuil, Boucherville, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert ont récemment dû débourser 350 000 $ supplémentaires au comité des Jeux. Un montant qui s'ajoute au demi-million qu'elles avaient déjà engagé. Elles ont aussi investi plus de 3 millions de dollars dans les infrastructures qui doivent accueillir les différents sports.

Les commandites privées sont plus difficiles à recueillir que prévu, explique le président du comité organisateur, Martin Fortier.

On est tombé exactement dans une période de morosité économique, faut pas se le cacher. Et il y a eu tout l'aspect de la commission Charbonneau. On ne veut pas prendre la commission pour excuse, mais c'est une réalité.

Une citation de :Martin Fortier

« À moins que je me trompe, on n'a eu aucun sou des firmes d'ingénieurs. Tous ces gens qui contribuaient de façon massive ne sont plus là », dit-il, en précisant que les Jeux du Québec ne sont pas les seuls à pâtir de la situation. 

« C'est sûr que certaines personnes ne veulent pas se faire voir. Tu ne vas pas te pavaner avec une grosse commandite aux Jeux du Québec quand ton nom est véhiculé [dans les médias]. Alors ils se font plus discrets. » 

Le comité organisateur a donc dû réduire son budget, et demandé aux villes hôtes de contribuer davantage au financement. « On a coupé dans le gras le plus possible, mais la sécurité, la nourriture, les plateaux, ça, on ne peut pas couper là-dedans », dit M. Fortier.

Il souligne toutefois que les villes profiteront d'une vingtaine de millions de dollars en retombées économiques, et elles conserveront les infrastructures qui ont été bâties pour accueillir les différentes disciplines. « On refait des terrains de volley-ball de plage à Boucherville, une piste d'athlétisme à Longueuil, une piste de vélo de montagne à Saint-Bruno. C'est tous des lègues qui vont rester dans la communauté et nos jeunes ici vont pouvoir les utiliser. »

Reste à voir maintenant si les villes auront à ouvrir de nouveau leur portefeuille. 

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