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Tordeuse du bourgeon de l’épinette : catastrophe inévitable

Tordeuse du bourgeon de l'épinette

La chenille de la tordeuse du bourgeon de l'épinette mange les aiguilles des sapins et de l'épinette.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un professeur du département des sciences biologiques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Dan Kneeshaw, estime que le Saguenay-Lac-Saint-Jean et la Côte-Nord ont très peu de chance d'échapper à une catastrophe causée par la tordeuse du bourgeon de l'épinette.

Il affirme que les campagnes d'épandage d'insecticide sont insuffisantes et arrivent trop tard pour freiner l'épidémie.

Au début des années 80, la tordeuse du bourgeon d'épinette a détruit 35 millions d'hectares de forêt au Québec. Depuis cinq ans, une nouvelle épidémie a détruit une superficie dix fois moindre.

« On croit que la progression nous envoie vers une catastrophe, dit-il. Ça commence à attaquer dans les forêts d'épinettes noires, c'est une des grandes préoccupations. »

Dan Kneeshaw constate que les dégâts sont plus au nord que ce qui a été vu depuis plusieurs siècles, dans la forêt à grande valeur commerciale.

« La lutte qu'on pratique actuellement au Québec, c'est surtout pour protéger les forêts quelques années pour que l'industrie puisse récolter le bois. Ce n'est pas planifié pour arrêter l'insecte », souligne le professeur.

Le gouvernement Harper a annoncé un montant de 18 millions de dollars pour empêcher la tordeuse de se répandre vers le sud du Québec et vers le Nouveau-Brunswick. « Pour essayer d'arrêter la tordeuse précocement, mais c'est trop tard pour la région du Saguenay et de la Côte-Nord », ajoute Dan Kneeshaw.

La seule chose à faire consiste donc, selon lui, à bien planifier la récolte pour éviter les pertes et à s'assurer de protéger les secteurs de régénération pour les récoltes du futur.

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