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C.-B. : levée de boucliers devant Northern Gateway

Un pipeline en construction

Un pipeline en construction

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré la décision d'Ottawa de donner son feu vert au projet controversé Northern Gateway, la Colombie-Britannique n'a pas indiqué que la construction de pipelines se ferait sans difficulté.

La ministre de l'Environnement, Mary Polak, a souligné que le projet « requiert énormément de travail », notamment l'obligation de satisfaire quatre de ses cinq conditions, dont la mise en œuvre d'un service d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbures en milieu marin.

La province veut également voir un respect des droits des Autochtones et « un partage équitable » des revenus générés par ces deux oléoducs de la société Enbridge qui doivent transporter du pétrole brut entre l'Alberta et le nord de la Colombie-Britannique.

« Nous reconnaissons les bénéfices économiques [du projet], mais il ne se fera pas au coût de notre environnement, » a déclaré Mme Polak.

La ministre rappelle que le projet Northern Gateway doit également répondre aux 209 conditions recommandées par la Commission fédérale d'examen environnemental en décembre dernier.

Mme Polak laisse une lueur d'espoir en expliquant que les requérants et le gouvernement fédéral, à tous les niveaux, reconnaissent et acceptent de plus en plus les inquiétudes de la Colombie-Britannique.

Une levée de boucliers

Le Parti vert de la Colombie-Britannique, par contre, estime que la décision est « extrêmement troublante » pour la démocratie.

« Le gouvernement fédéral avance au bulldozer ce pipeline dans les cours des Britanno-Colombiens, » a déclaré le chef de la formation politique, Adam Olsen. La première ministre Christy Clark peut arrêter cet oléoduc. Je l'implore de le faire aujourd'hui. »

Pour sa part, le grand chef de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, Stewart Phillip, s'est dit furieux et que la décision d'Ottawa démontrait l'arrogance du gouvernement de Stephen Harper.

Nous allons lutter contre le projet en Cour, sur terre et sur mer, et nous le ferons fièrement avec tous ceux qui s'y opposent. Nous ferons tout ce qui est nécessaire.

Une citation de :Stewart Phillip, grand chef de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique
Des manifestants anti-Northern Gateway bloquent l'accès aux véhicules à l'intersection Georgia et Hamilton dans les centre-ville de Vancouver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants anti-Northern Gateway bloquent l'accès aux véhicules à l'intersection Georgia et Hamilton dans les centre-ville de Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Une première manifestation a par ailleurs eu lieu vers 18 h dans le centre-ville de Vancouver. Des manifestants ont bloqué l'accès à la circulation à l'angle de la rue Georgia et de l'avenue Hamilton.

« Les communautés autochtones, les municipalités, et la première ministre de la Colombie-Britannique ont toutes dit non. Quel parti du mot ''non'' n'arrivez-vous pas à comprendre ? » a déclaré le député NPD Nathan Cullen de la circonscription Skeena-Bulkley Valley, dans le nord de la Colombie-Britannique.

Il souligne que les députés conservateurs de la province étaient absents de la conversation lors de la décision prise par Ottawa.

Enbridge : « Du travail à faire »

L'entreprise albertaine à l'origine du projet, Enbridge, a admis qu'il lui restait encore du travail à faire pour obtenir plus d'appui pour son projet controversé.

Son pdg, Al Monaco, a noté que les prochaines étapes pour Enbridge seraient :

  • de répondre à la centaine de conditions imposées par l'Office national de l'énergie avant le début de la construction;
  • de travailler avec la Colombie-Britannique afin de répondre à ses cinq conditions et obtenir son appui;
  • de poursuivre le travail auprès des communautés et des Premières Nations situées sur le tracé de l'oléoduc pour obtenir leur appui.

La responsable du projet Nothern Gateway, Janet Holder croit qu'il faudra de 12 à 15 mois avant de franchir les étapes nécessaires avant le début de la construction.

Le PDG Al Monaco a noté qu'Enbridge continuerait d'évaluer la faisabilité du projet au cours de cette période et qu'il n'était pas exclu d'y mettre fin si celui-ci n'était plus profitable.

Au cours de cette période de 12 à 15 mois, nous allons continuellement évaluer la faisabilité du projet et quand le moment sera venu nous déciderons s'il faut poursuivre ou non.

Une citation de :Al Monaco, pdg Enbridge

Un long trajet

Le double oléoduc de la pétrolière Enbridge doit transporter du pétrole brut de Bruderheim en Alberta vers Kitimat dans le nord de la province avant de l'acheminer vers l'Asie pour le vendre à un prix plus élevé qu'aux États-Unis, le principal client actuel des sables bitumineux.

Le projet comprend également un terminal maritime à Kitimat.

La société Enbridge a fait miroiter à la Colombie-Britannique des revenus en impôts de 1,2 milliard de dollars sur 30 ans, en plus de créer 560 emplois à long terme et 3000 emplois pour construire le pipeline.

La C.-B maintient ses 5 conditions

 

Un projet créé il y a 10 ans

 

Pour et contre Northern Gateway

Voyez un résumé des 209 conditions de la Commission d'examen environnemental en 333 secondes

Northern Gateway : les 209 conditions de l'ONÉ en 333 secondes

Northern Gateway en bref

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