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Approbation de Northern Gateway : l’Alberta se frotte les mains

Le canal Douglas, vu des airs, à Kitimat le 10 janvier 2012. Emplacement prévu pour la fin du pipeline Northern Gateway d'Enbridge.

Le canal Douglas, vu des airs, à Kitimat le 10 janvier 2012. Emplacement prévu pour la fin du pipeline Northern Gateway d'Enbridge.

Photo : PC/Darryl Dyck

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre par intérim de l'Alberta qualifie de « pas en avant » la décision du fédéral d'approuver, sous conditions, le projet de pipeline et de terminal pétrolier Northern Gateway.

L'entreprise Enbridge devra se plier aux 209 conditions recommandées par la commission chargée de l'évaluation environnementale du projet, dont de nombreuses requièrent davantage de consultation avec des communautés autochtones fortement opposées au projet. 

« Les nouveaux marchés pour nos produits vont créer et aider à maintenir plus d'emplois, et générer des revenus plus importants qui aideront à financer des services publics vitaux de qualité, comme la santé et l'éducation, pour tous les Canadiens », écrit Dave Hancock dans un communiqué.

Le gouvernement albertain reconnaît cependant « qu'il reste beaucoup de travail à faire pour le projet Northern Gateway ».

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Tracé du projet de pipeline Northern Gateway de la pétrolière Enbridge.

Le candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur de la province, Jim Prentice, se dit encouragé par cette décision.

Plus tôt cette année, Enbridge avait fait appel à l'ex-ministre fédéral pour négocier en son nom avec les Premières Nations de la Colombie-Britannique relativement à ce projet d'oléoduc.

La chef de l'opposition officielle, Danielle Smith, s'empresse de soutenir la construction de Northern Gateway.

« Ce projet créera de l'emploi, augmentera l'accès au marché des produits énergétiques albertains et renforcera l'économie nationale et provinciale », note la représentante du parti Wildrose.

« Je reste cependant sceptique. Je crois que nous devrons sûrement relever des défis pour que ce projet devienne une réalité. »

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Le maire de Bruderheim, une ville au nord-est d'Edmonton située à proximité du point de départ de l'oléoduc, parle d' « impacts positifs pour la communauté ».

« Il y aura de bonnes retombées économiques pour le commerce et pour les gens qui trouveront un emploi en travaillant sur ce pipeline », affirme Karl Hauch.

« Il y a beaucoup de gens dans notre communauté qui travaillent déjà dans le secteur des ressources. Leur gagne-pain dépend de cela. »

Karl Hauch croit que la décision d'Ottawa sera bien accueillie à Bruderheim.

Enbridge : « Du travail à faire »

L'entreprise albertaine à l'origine du projet, Enbridge, a admis qu'il lui restait encore du travail à faire pour obtenir plus d'appui pour son projet controversé.

« Cette décision est une étape supplémentaire dans le processus, un processus qui demande une approche respectueuse, devant être prise en considération avec nos actionnaires », écrit le pdg de l'entreprise dans un communiqué.

Al Monaco précise qu'Enbridge se penchera à présent sur trois priorités : être conforme aux conditions de la commission d'examen conjoint, travailler de concert avec la Colombie-Britannique pour remplir [ses] cinq conditions pour le transport de pétrole par pipeline, et continuer de parler aux communautés autochtones pour « renforcer la confiance et demander davantage de commentaires pour améliorer le projet ».

L'appui de la Colombie-Britannique et des communautés autochtones résidant dans cette province est en effet loin d'être acquis.

Al Monaco a souligné qu'Enbridge continuerait d'évaluer la faisabilité du projet au cours des 12 à 15 prochains mois et qu'il n'était pas exclu d'y mettre fin si celui-ci n'était plus profitable.

Enbridge avoue qu'elle ne sera pas prête à entamer la construction avant octobre 2015. L'exploitation ne commencerait donc qu'en octobre 2018.

Northern Gateway en bref

Voyez un résumé des 209 conditions de la Commission d'examen environnemental en 333 secondes

Northern Gateway : les 209 conditions de l'ONÉ en 333 secondes

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