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La commissaire aux langues officielles du N.-B. dépose son premier rapport

Aviron sur la rivière des Mille-îles

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Katherine d'Entremont, a rendu public, mardi, son premier rapport annuel. Dans un document de plus de 90 pages, la commissaire D'Entremont somme le gouvernement d'offrir un meilleur service dans les deux langues officielles.

Dans son rapport, elle examine les politiques et les pratiques gouvernementales en matière de prestation de services bilingues à la population, de recrutement de personnel bilingue et de formation en langue seconde pour les employés de la fonction publique. En 2013, il y avait 9202 employés dans cette catégorie.

Selon elle, le gouvernement n'effectue pas de contrôle de la qualité des services bilingues qu'il offre.

« Notre objectif c'est toujours de s'assurer que les gens du Nouveau-Brunswick puissent faire affaire avec le gouvernement dans la langue de leur choix. Peu importe avec quel ministère », explique le ministre Paul Robichaud, responsable de la Francophonie.

Mme d'Entremont a également évalué la mise en œuvre des mesures du Plan gouvernemental sur les langues officielles en ce qui a trait aux ressources humaines, dont la révision en profondeur du programme de formation linguistique.

« Notre étude révèle de sérieuses lacunes quant à la détermination des besoins en personnel bilingue, aux niveaux requis de compétence en langue seconde et à l'efficacité de la formation linguistique pour les fonctionnaires », note la commissaire d'Entremont.

Selon l'étude du commissariat, les niveaux de compétence en langue seconde des employés bilingues ne sont pas clairement établis et ne font pas l'objet de contrôle.

« Cette situation compromet la qualité des services. Il faut que le gouvernement fasse preuve de plus de rigueur »

— Une citation de  Katherine d'Entremont, commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

La commissaire note que le niveau requis en langue seconde pour un poste bilingue n'est pas publié dans l'avis de concours.

Janique LeBlanc s’entretient avec la commissaire aux langues officielles du N.-B., Katherine d'Entremont.

En attendant les résultats

Le Plan gouvernemental sur les langues officielles 2011-2013 prévoit que « tous les ministères et agences doivent revoir leur profil linguistique de façon à permettre à chaque employé de travailler dans la langue de son choix ».

C'est que jusqu'en 2009, la politique sur la langue de travail au Nouveau-Brunswick ne garantissait pas à un employé de l'État d'être supervisé et de travailler dans la langue de son choix.

Or, si la commissaire d'Entremont convient que « ce plan renferme d'importantes mesures » pour assurer le respect de la Loi sur les langues officielles, elle note que le gouvernement est en retard dans l'atteinte des objectifs.

« Un après l'échéance initiale du plan, le gouvernement provincial a très peu de résultats à présenter. Il y a lieu de s'interroger sur l'importance que le gouvernement accorde à ce plan », souligne Katherine d'Entremont.

Problèmes chez Horizon

La commissaire d'Entremont s'est également penchée sur l'état du bilinguisme au sein des deux réseaux de santé de la province. Elle recommande d'ailleurs que les réseaux Horizon et Vitalité fassent plus d'efforts pour se conformer pleinement à leurs obligations linguistiques.

La situation serait particulièrement préoccupante dans les hôpitaux de la régie Horizon.

« Dans certains établissements de la province, l'accès à des soins de santé en français est l'exception plutôt que la règle. Cette situation requiert des mesures correctrices énergiques », explique-t-elle.

Les recommandations de Katherine d'Entremont

  1. Que des niveaux requis de compétence en langue seconde soient associés aux équipes de travail, et ce, pour les différentes catégories de postes bilingues.
  2. Que des lignes directrices précises soient élaborées afin d'aider les ministères à déterminer les niveaux requis de compétence en langue seconde pour les différentes catégories de postes bilingues, et ce, en se fondant sur une évaluation objective des fonctions et responsabilités de ces postes.
  3. Que le niveau requis de compétence de langue seconde soit clairement indiqué dans tous les avis de concours exigeant le bilinguisme et qu'un lien Internet vers la description des niveaux de compétence en langue seconde soit affiché.
  4. Que le gouvernement se dote d'une stratégie et d'outils pour évaluer et répondre efficacement à ses besoins en matière de main-d'œuvre bilingue, de formation en langue seconde et de maintien des compétences linguistiques de ses employés.
  5. Que le gouvernement provincial établisse des mécanismes de contrôle efficaces pour vérifier la capacité réelle des équipes de travail à fournir des services de qualité égale dans les deux langues officielles.

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