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L’Alberta doit-elle s’inspirer de la Louisiane pour les services en français ?

Evan Bergeron est avocat en Louisiane

Evan Bergeron est avocat en Louisiane

Radio-Canada

Alors que la Cour d'appel a récemment confirmé le droit de l'Alberta à son statut unilingue, un avocat louisianais souligne l'importance d'avoir des services provinciaux en français, comme ce sera bientôt le cas dans son État.

Evan Bergeron doit s'exprimer vendredi après-midi, à l'occasion d'une conférence organisée par l'Association des juristes d'expression française de l'Alberta.

Au cours d'une entrevue réalisée pour le Téléjournal Alberta, il a parlé des difficultés liées au fait d'avoir une seule langue officielle, l'anglais, en Alberta.

« Il y a un grand problème pour les gens qui sont francophones pour s'exprimer et pour participer à la politique et aux procès juridiques », note Me Bergeron.

« Il faut faire quelque chose pour aider ces populations en Alberta, mais aussi en Louisiane. »

L'avocat rappelle que la Louisiane, qui n'a pas de langue officielle, a adopté en 2011 une loi pour la création de services en français.

La loi sur la création de services en français en Louisiane (2001) prévoit d'identifier, dans un premier temps, les employés gouvernementaux qui parlent français. L'État doit aussi désigner les zones prioritaires pour la mise en oeuvre de ces services, soit celles regroupant le plus de francophones ou de visiteurs.

Le Manitoba : l'exemple à suivre

Evan Bergeron cite le Manitoba comme modèle pouvant servir à la mise-en-oeuvre des services en français dans son État. « La loi du Manitoba est vraiment géniale, comme loi qui aide avec les droits linguistiques dans les tribunaux et dans politique. »

« Il y a des aspects de la loi du Manitoba qui sont plus avancés que la loi louisianaise. Il faut maintenant essayer, en Louisiane, d'adopter la loi du Manitoba. »

En bleu, les régions désignées bilingues au Manitoba.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En bleu, les régions désignées bilingues au Manitoba.

Photo : Lianne Sabourin

L'Acte du Manitoba prévoit un bilinguisme officiel juridique et législatif. De plus, sa Politique sur les services en français désigne certaines régions bilingues où les citoyens peuvent obtenir des services de la province en français et en anglais. 

L'Alberta s'était déclarée province unilingue anglophone en 1988.

Un homme, Gilles Caron, avait remis en question ce statut en 2003, lorsqu'il a contesté une contravention qui lui avait été remise en anglais.

La Cour d'appel de la province a statué en février que l'Alberta n'a pas l'obligation de publier ses lois en français et en anglais.

À voir également - Notre dossier de 2012 sur les services en français au Manitoba : Services en français : où en sommes-nous?

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