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Santé mentale : mieux accompagner les immigrants

Gaston Habiyakare est mort en 2013.

Gaston Habiyakare est mort en 2013.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Réseau santé en français souhaite trouver une solution aux problèmes de santé mentale qui affligent certains nouveaux arrivants en Saskatchewan.

Un Burundais, Gaston Habiyakare, en est décédé à l'hiver 2013. Son corps a été retrouvé le long de la rivière Saskatchewan Sud. Sa détresse était connue des instances francophones, mais l'aide qu'elles pouvait lui apporter ne pouvait légalement dépasser un certain seuil.

Cet immigrant était arrivé à Saskatoon en 2012, après avoir passé quelques années à Edmonton.

Au fil des mois, cependant, sa maladie mentale s'est aggravée, selon Paul Ntahondakirira, conseiller en établissement de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) à Saskatoon.

À titre d'exemple, Gaston Habiyakare s'était enfui de son domicile dans un état de détresse et la police municipale l'avait retrouvé dehors en plein hiver, souffrant d'hypothermie.

Il avait alors été transporté à l'Hôpital Saint-Paul.

Néanmoins, lorsque M. Ntahondakirira a voulu obtenir des informations complémentaires et rendre visite au Burundais avec des membres de la communauté, la police a refusé de divulguer le nom de l'hôpital où il se trouvait, faisant valoir des règles de confidentialité.

M. Habiyakare s'est donc retrouvé seul à sa sortie de l'établissement et il s'est enlevé la vie peu après.

Le directeur du Réseau santé en français, Roger Gauthier, souhaiterait voir la formation de bénévoles se développer dans la province. Ces bénévoles seraient reconnus par les autorités et pourraient assurer la liaison avec les immigrants à risque, dans le respect de la confidentialité de leur situation.

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