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Pas d'asclépiade, pas de monarque

Un monarque

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

La diminution des zones de reproduction des papillons monarques aux États-Unis serait la cause principale de leur récent déclin dans l'est de l'Amérique du Nord, selon une recherche de l'Université de Guelph.

L'étude démontre que l'agriculture industrielle a contribué au déclin de l'asclépiade, l'unique plante grâce à laquelle les larves de monarque se nourrissent et sur laquelle les papillons pondent leurs oeufs, et ce, dans une proportion de 21 % entre 1995 et 2013.

Selon les chercheurs, la moins grande abondance d'asclépiade peut causer une multitude de problèmes chez les monarques, affectant la croissance des larves jusqu'à la ponte des œufs.

« Réduire les effets négatifs de la disparition de l'asclépiade dans les zones de reproduction du monarque devrait être la priorité numéro un pour la conservation de l'espèce et pour ralentir ou arrêter le déclin de l'espèce dans l'est de l'Amérique du Nord. Planter de l'asclépiade dans le sud et le centre des États-Unis apporterait un important effet qui serait immédiat », affirment Tyler Flockhart et Ryan Norris, deux des chercheurs.

Les deux chercheurs sont les premiers à arriver à de telles conclusions. L'hypothèse la plus généralement admise est plutôt que les changements climatiques et la déforestation survenus au Mexique dans les zones de migration des monarques étaient le plus grand danger qui guettait l'espèce.

Cette hypothèse a d'ailleurs mené à plusieurs décrets présidentiels au Mexique afin de protéger la zone de migration des papillons et empêcher la déforestation illégale.

Malgré leurs résultats, les chercheurs considèrent que ces décisions du gouvernement mexicain ont été les bonnes. « La protection des zones de migration des papillons a sans nul doute aidé à la protection des monarques. Toutefois, nos résultats montrent maintenant qu'un nouveau danger les menace », commente Tyler Flockhart.

L'étude a été publiée dans le Journal of Animal Ecology.

Le saviez-vous?

Toute la population de monarque de l'est de l'Amérique du Nord migre chaque hiver vers environ 12 aires d'hivernage dans le centre du Mexique, où ils demeurent relativement inactifs. Quand les colonies migrent de nouveau vers le nord en mars et au début d'avril, les femelles s'arrêtent aux États-Unis, où elles pondent leurs œufs sur les plants d'asclépiade. Ce sont ensuite les descendants de cette nouvelle génération de monarque qui continuent la migration vers le nord.

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