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Université du Québec en Outaouais

Université du Québec en Outaouais (archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville de Gatineau et la Chambre de commerce se disent très déçus du budget du gouvernement du Québec, déposé jeudi en fin d'après-midi, et qui ne prévoit rien pour l'éducation post-secondaire en Outaouais.

Le maire, Maxime Pedneaud-Jobin, et le président de la Chambre de commerce, Antoine Normand, en avaient fait leur priorité.

Selon le maire, la région est aux prises avec un important retard, en comparaison avec les autres régions québécoises. Malgré une augmentation du budget du ministère de l'Éducation, rien n'est prévu pour s'attaquer à la situation.

On n'est pas en train de quêter de l'argent. L'UQO, c'est un outil de diversification économique, c'est un outil de développement économique. À terme, ça va coûter moins cher au gouvernement d'investir dans l'éducation post-secondaire en Outaouais. 

Une citation de :Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Même son de cloche du côté de la communauté des affaires. Antoine Normand souligne que le nom de la ville de Gatineau est mentionné une seule fois, dans tout le document, contrairement à d'autres villes comme Montréal et Québec.

Il n'y a rien pour Gatineau et pour l'Outaouais dans le budget. Il y a encore un espoir qu'on puisse voir quelque chose pour l'éducation supérieure lors de l'étude des crédits, mais disons qu'on est un peu déçus de voir que ce n'est pas un engagement ferme dans le budget.

Une citation de :Antoine Normand, président de la Chambre de commerce de Gatineau

Les CPE sont également touchés

Les jeunes familles aussi devront contribuer. Les tarifs des services de garde passeront à 7,30 $ par jour dès octobre 2014 et à 7,55 $ en septembre 2015.

Il s'agit d'une hausse plus importante que prévu lors de la campagne.

Pourtant, l'Association des Centres de la petite enfance de l'Outaouais (ACPEO) ne croit pas que l'accessibilité en souffrira. La directrice adjointe, Suzanne Gobeil, estime que l'augmentation est raisonnable.

Le point le plus important, c'était que les services restent accessibles à toutes les familles, même celles qui ont des plus faibles revenus. Donc c'est sûr qu'une augmentation, ça reste une augmentation, mais elle n'est pas dramatique.

Une citation de :Suzanne Gobeil, directrice adjointe de l'Association des CPE de l'Outaouais

Toutefois, le regroupement déplore que les nouvelles places qui devaient être créées soient en partie reportées à plus tard. L'organisme indique que de nombreux gestionnaires ont déjà dépensé des sommes considérables pour ouvrir leurs établissements et qu'ils se retrouvent maintenant dans l'incertitude.

La communauté des affaires est inquiète

La Chambre de commerce de Gatineau estime que le budget est décevant pour les entreprises de la région, surtout pour ce qui est de la baisse des crédits d'impôts de 20%.

Cette réduction des crédits fera perdre l'avantage compétitif que les entreprises gatinoises avaient sur leurs voisines de l'Ontario, selon le président, Antoine Normand.

Ce sont souvent des PME qui ont eu le choix de s'installer soit en Ontario, soit au Québec, et qui ont opté pour le côté québécois parce que nous avions un programme de crédit d'impôt compétitif. La baisse de ces crédits aura un effet direct sur l'économie gatinoise et l'économie de l'Outaouais en général dans les prochaines années. 

Une citation de :Antoine Normand, président de la Chambre de commerce de Gatineau

Quant à la réduction de 50% des impôts des PME manufacturières, cela aura peu d'impacts en Outaouais, selon M. Normand, puisque celles-ci sont très peu nombreuses dans la région.

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