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Les centenaires plus à risque de mourir de pneumonie que du cancer

Photo : iStock

Radio-Canada

Les personnes qui vivent plus de 100 ans sont moins nombreuses que les octogénaires à mourir de maladies chroniques comme le cancer, montre une recherche britannique.

Passé cet âge vénérable, ce n'est plus cette pathologie ni même les maladies du cœur qu'il faut redouter, mais la pneumonie.

Une équipe du King's College de Londres a analysé quelque 36 000 certificats de décès en Angleterre entre 2001 et 2010.

Ils ont trouvé que 28 % des personnes décédées passé l'âge de 100 ans (entre 100 et 115 ans) sont mortes de « vieillesse », et une sur cinq, de pneumonie. Moins de 5 % des décès dans cette tranche d'âge sont attribuables au cancer et moins de 9 % aux maladies coronariennes. Ceux qui sont morts d'une attaque cérébrale représentent quant à eux 9 %.

Les centenaires sont aussi moins nombreux à mourir de démence (comme l'alzheimer) que leurs cadets de vingt ans. Mais l'étude relève également qu'une majorité de centenaires meurt à l'hôpital, notamment en cas de pneumonie.

Chez le groupe des 80 à 84 ans, le cancer est la cause de 25 % des décès et les maladies du cœur, de près d'un décès sur cinq. Seulement 6 % chez ce groupe meurent à la suite d'une pneumonie. Quelque 17 % des octogénaires meurent d'une attaque cérébrale.

Fait intéressant, la mort due au « grand âge » ou à la vieillesse n'est citée que dans 0,9 % des cas pour ce qui est des 80-84 ans, comparativement à 28 % pour les centenaires. Les chercheurs expliquent cette différence par la difficulté à diagnostiquer la véritable cause du décès dans certains cas, mais aussi par le souci des médecins de ménager la famille des personnes qui meurent passé l'âge de 100 ans.

Les chercheurs soutiennent que les sociétés occidentales devront s'adapter à une explosion du nombre de centenaires dans les prochaines années. Ils estiment leur nombre à 317 000 dans le monde. À la fin du siècle, ils seront 18 millions.

Il s'agit d'un groupe qui requiert des soins particuliers, notamment en ce qui concerne les maladies infectieuses.

« Les centenaires sont des personnes qui ont survécu aux maladies chroniques, mais qui demeurent à risque de contracter des maladies comme la pneumonie », affirme Catherine Evans, qui a dirigé la recherche. Elles risquent de voir leur santé se détériorer très rapidement après une infection.

Il faut miser sur les soins à domicile pour qu'un plus grand nombre de personnes âgées puissent demeurer chez elles, « dans un environnement familier et confortable dans les derniers mois de leur vie », pour ainsi réduire le recours aux soins hospitaliers, disent les chercheurs.

Les travaux paraissent dans la revue PLOS Medicine.

Avec les informations de BBC, et Le Figaro

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Santé