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L'immunothérapie, nouvelle arme contre le cancer

Représentation d'une tumeur cancéreuse.

Représentation d'une tumeur cancéreuse.

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

L'immunothérapie, un traitement révolutionnaire dont les essais contre le mélanome ont été particulièrement concluants, pourrait représenter un espoir pour guérir d'autres types de cancers, ont estimé des scientifiques réunis à Chicago au Congrès mondial de cancérologie.

L'immunothérapie est un traitement qui consiste à stimuler le système immunitaire pour l'inciter à attaquer lui-même les cellules cancéreuses, plutôt que de s'en prendre directement aux tumeurs avec des produits chimiques.

« Le génie de cette approche consiste dans le fait qu'elle est plus sélective et qu'elle produit des rémissions durables pas seulement parmi une poignée de patients, mais chez un grand nombre souffrant d'un mélanome métastasé ce qui est vraiment révolutionnaire », a lancé lundi le Dr Steven O'Day, professeur adjoint de médecine à l'Université de Californie du Sud.

Selon une étude publiée fin 2013, 40 % des malades atteints de mélanome (cancer de la peau) invasif traités par immunothérapie n'ont pas montré de signe de la maladie sept ans après. Les trois essais cliniques prometteurs dévoilés lundi devraient encore permettre d'augmenter ce nombre.

Le professeur O'Day estime qu'il s'agit là d'une révolution. « Pour la première fois [grâce à cette thérapie] nous voyons des progrès significatifs contre d'autres types de cancers avec des tumeurs solides très difficiles à traiter », ajoute-t-il.

Lundi, un petit essai clinique a révélé une rémission sans précédent de deux jeunes femmes atteintes d'un cancer métastasé du col de l'utérus et traitées à l'aide de l'immunothérapie. La première patiente ne présente plus de trace de cancer depuis plus de deux ans et la seconde depuis un an.

Des percées récentes

L'idée de l'immunothérapie date d'il y a environ 100 ans, mais les essais se sont longtemps révélés décevants. Dans les dernières années, les médecins ont fait des percées importantes en utilisant des stratégies plus modernes : anticorps d'action ciblée, nouveaux vaccins et même thérapies cellulaires.

Approuvé en 2011 par l'Agence américaine des médicaments (FDA), l'anticorps Yervoy ou ipilimumab, a été la première immunothérapie à prolonger de façon significative la survie des malades avec un mélanome avancé, forme la plus mortelle du cancer de la peau.

Cette molécule dope le système immunitaire en bloquant l'activité d'une protéine appelée CTLA-4, utilisée par les cellules cancéreuses pour déjouer le système immunitaire.

L'anticorps Nivolumab, qui cible une autre protéine des cellules immunitaires appelée PD-1, a également obtenu des résultats encourageants pour d'autres formes de cancer avancé. Il a réduit les tumeurs chez 27 % des malades atteints d'un cancer du rein et de 18 % chez ceux souffrant d'un cancer avancé du poumon.

Développés par le laboratoire américain Bristol Meyers Squibbs, Yervoy et le Nivolumab auront bientôt plusieurs « compétiteurs ». Leurs résultats prometteurs ont déclenché une course parmi les grands groupes pharmaceutiques pour mettre au point d'autres molécules capable de bloquer la protéine PD-1 dans le système immunitaire.

Le marché potentiel de l'immunothérapie est estimé à quelque 35 milliards de dollars, selon des experts.

Avec les informations de Agence France-Presse, et LeMonde.fr

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