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Obama propose 1 milliard $ pour la sécurité en Europe

Le président Barack Obama, en conférence de presse aux côtés de son homologue polonais, Bronislav Komorowski, à Varsovie, le 3 juin

Le président Barack Obama, en conférence de presse aux côtés de son homologue polonais, Bronislav Komorowski, à Varsovie, le 3 juin

Photo :  Agencja Gazeta / Reuters

Radio-Canada

En visite en Pologne, mardi, Barack Obama a demandé au Congrès américain de débloquer un milliard de dollars pour augmenter la présence militaire américaine en Europe. Le président veut ainsi rassurer les alliés des États-Unis face à la crise russo-ukrainienne. 

L'aide militaire proposée par la Maison-Blanche prévoit notamment une participation accrue des États-Unis en matière d'entraînement et de manoeuvres auprès des forces armées des pays de l'OTAN frontaliers de la Russie. Un déploiement naval renforcé en mer Noire et en mer Baltique est aussi prévu.

Du même souffle, Barack Obama a appelé ses alliés européens à augmenter leurs dépenses militaires. « On voit une baisse continue, cela doit changer », a déclaré le président américain, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue polonais, Bronislav Komorowski, à Varsovie.

Il a aussi demandé à Moscou d'utiliser son influence auprès des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine pour obtenir l'arrêt de leurs attaques contre les troupes gouvernementales. M. Obama a averti que toute nouvelle « provocation » russe en Ukraine pourrait entraîner de nouvelles sanctions économiques.

M. Poutine a un choix à faire. C'est ce que je lui dirai si je le vois en public. C'est ce que je lui ai dit en privé.

Le président américain Barack Obama

Parlant du rôle de la Russie, il a appelé le président russe, Vladimir Poutine, à rencontrer son homologue ukrainien, le nouveau président Petro Porochenko, pour tenter de résoudre la crise.

Le président polonais a estimé que la promesse américaine de soutien militaire était une bonne réponse aux menaces à la sécurité dans la région depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en mars.

Barack Obama a par ailleurs défendu l'accord avec les talibans ayant permis de libérer le soldat américain Bowe Bergdahl après cinq ans de détention. Face aux critiques de ses adversaires républicains, le président a soutenu qu'il avait vu une opportunité pour un accord rapide, sur fond d'inquiétudes pour la santé du sergent Bergdahl, et qu'il avait une obligation « sacrée » de tenter de libérer les militaires américains capturés.

Séjour européen

Le président américain Barack Obama et son homologue polonais, Bronislaw Komorowski (au centre), sont entourés des présidents Toomas Hendrik Ilves (Estonie), Ivo Josipovic (Croatie), Rosen Plevneliev (Bulgarie) et Milos Zeman (République tchèque), lors d'une rencontre à Varsovie, le 3 juin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président américain Barack Obama et son homologue polonais, Bronislaw Komorowski (au centre), sont entourés des présidents Toomas Hendrik Ilves (Estonie), Ivo Josipovic (Croatie), Rosen Plevneliev (Bulgarie) et Milos Zeman (République tchèque), lors d'une rencontre à Varsovie, le 3 juin.

Photo : La Presse canadienne / AP/Charles Dharapak

Plus tôt, MM. Obama et Komorowski ont rendu visite à des militaires américains et polonais, à Varsovie, avant d'avoir un tête-à-tête. Le président américain a aussi rencontré le premier ministre polonais, Donald Tusk, ainsi que d'autres dirigeants d'Europe centrale et orientale réunis en Pologne à l'occasion de la « journée de la liberté », qui commémore les premières élections pluralistes, organisée il y 25 ans.

Le président américain doit également rencontrer mercredi Petro Porochenko, vainqueur de la présidentielle ukrainienne du 25 mai, qui prendra ses fonctions samedi. Barack Obama a d'ailleurs dit mardi vouloir offrir au nouveau président ukrainien le soutien économique des États-Unis si Moscou devait couper les livraisons de gaz à Kiev, pour forcer le remboursement de dettes.

Après la Pologne, il gagnera Bruxelles pour assister à un sommet du G7 puis se rendra en Normandie pour le 70e anniversaire du débarquement.

Harper attendu lui aussi en Pologne

Le premier ministre canadien s'est lui aussi envolé pour Varsovie aujourd'hui, où il aura des entretiens avec son homologue Donald Tusk.

Stephen Harper passera une semaine en Europe, où il rencontrera notamment le président français François Hollande, juste avant la commémoration du débarquement de Normandie.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Associated Press

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