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Le charbon dans la ligne de mire de Washington

Le président américain Barack Obama, le 25 juin 2013

Le président américain Barack Obama, le 25 juin 2013

Photo : AP/Charles Dharapak

Radio-Canada

L'agence de protection environnementale des États-Unis devrait présenter aujourd'hui un plan de réduction de 30 % des émissions de dioxyde de carbone provenant des centrales électriques américaines d'ici 2030.

Il pourrait s'agir des actions les plus significatives en termes de lutte contre les changements climatiques de l'histoire des États-Unis.

Ni l'agence ni la Maison-Blanche n'ont toutefois accepté de confirmer ou de commenter la nouvelle, dévoilée initialement dimanche par le Wall Street Journal.

Chaque État devrait avoir la flexibilité de choisir sa façon d'atteindre les réductions, y compris les programmes de quotas, pourvu qu'ils soumettent un plan avant juin 2016.

L'opération comporte un certain risque politique et légal, notamment parce qu'elle impliquerait une diminution du rôle du charbon dans la production d'électricité. Autrefois principale source d'énergie aux États-Unis, le charbon fournit maintenant moins de 40 % de l'électricité du pays, peu à peu remplacé par le gaz naturel et les énergies renouvelables comme l'éolien et le solaire.

Pas de compromis facile

« Ce plan est destiné à éliminer une électricité à faible coût pour la remplacer par une source plus coûteuse et moins fiable », a critiqué le président de l'Association minière nationale dimanche.

Il y a de fortes chances que le plan soit attaqué de toutes parts par les républicains et mette certains démocrates dans une position délicate, notamment dans les États producteurs d'énergie.

Dans son message radiophonique de samedi, le président Barack Obama a invoqué la cause des enfants asthmatiques pour arguer que les États-Unis devaient réduire leurs émissions de carbone.

Les règles que l'administration Obama souhaite mettre de l'avant pourraient aider les États-Unis à respecter leurs obligations internationales, mais un discours centré sur la santé publique a plus de chance d'attirer la faveur de l'opinion de la population.

Avec les informations de Reuters, et Associated Press

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