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Indépendance de l'Écosse : la campagne référendaire est lancée

Un Écossais jouant de la cornemuse

Un Écossais jouant de la cornemuse

Photo : Radio-Canada

Reuters

La campagne pour le référendum sur l'indépendance a officiellement débuté vendredi en Écosse, où les derniers sondages donnent le « non » largement vainqueur le 18 septembre.

Quatre millions d'Écossais âgés de 16 ans et plus sont appelés à voter dans quatre mois pour se prononcer sur l'accord qui lie l'Écosse à l'Angleterre depuis 307 ans.

Si l'écart entre partisans et opposants de l'indépendance n'a cessé de se réduire ces derniers mois, les dernières enquêtes indiquent que le « non » devrait l'emporter avec environ 40 % des voix. Les partisans de l'indépendance atteignent 30 %.

Les deux camps, dont les slogans sont « Yes Scotland » et « Better Together » (Mieux ensemble), ont seize semaines pour convaincre les indécis, qui seraient encore assez nombreux pour faire basculer le vote.

« Le "non" à l'indépendance est en tête et l'a toujours été, mais l'écart s'est récemment resserré. Nous sommes encore à plusieurs mois du vote et, si c'est semblable aux élections législatives, beaucoup se décident dans le dernier mois ou les dernières semaines. Les choses peuvent changer », a déclaré Tom Mludzinski de l'institut de sondage ComRes.

L'Écosse a dit non au référendum

Consulter le dossier complet

Des partisans de l’indépendance de l'Écosse se sont rassemblés à Glasgow, le 13 mars 2017, à la suite de l’annonce de Nicola Sturgeon sur sa volonté de tenir un deuxième référendum.

Les questions économiques sont au centre d'un débat de plus en plus passionné et chaque camp tente de convaincre les électeurs que la prospérité de l'Écosse est en jeu.

L’Écosse entre le oui et le non

Les trois principales formations britanniques plaident contre l'indépendance, en appelant à l'unité et en mettant en garde sur les conséquences économiques d'une scission.

Le gouvernement écossais, dirigé par les indépendantistes du Parti national écossais (SNP), souhaite mettre fin au contrôle direct de Westminster tout en conservant ce qu'il nomme des « biens communs », comme la livre et la monarchie.

Le premier ministre écossais, Alex Salmond, a fait valoir que l'indépendance, et le contrôle d'une partie des réserves de pétrole de la mer du Nord, placerait l'Écosse parmi les nations les plus riches au monde.

De son côté, le premier ministre conservateur David Cameron et l'opposition travailliste avancent que l'Écosse est plus riche et plus puissante au sein de la Grande-Bretagne.

« Les deux gouvernements sont entrés dans une phase intense et chacun tente de quantifier l'impact financier pour les Écossais d'un vote "oui" ou "non" en septembre », a déclaré Charlie Jeffery, professeur de politique à l'université d'Édimbourg.

« Ce qui pourrait être le plus déterminant en septembre pour les électeurs est la question de savoir si leur niveau de vie s'améliorera ou pas », a-t-il dit.

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