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La Russie, le Bélarus et le Kazakhstan créent l'Union économique eurasiatique

L'accord a été conclu jeudi à Astana. De gauche à droite, Alexandre Loukachenko, Noursoultan Nazarbaïev et Vladimir Poutine.

L'accord a été conclu jeudi à Astana. De gauche à droite, Alexandre Loukachenko, Noursoultan Nazarbaïev et Vladimir Poutine.

Photo : ? RIA Novosti / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Russie, le Bélarus et le Kazakhstan viennent de conclure un accord sur la création d'une Union économique eurasiatique, dans l'espoir qu'elle puisse concurrencer à terme l'Union européenne (UE) et la Chine.

Le nouveau partenariat a été signé jeudi à Astana, capitale du Kazakhstan, par les présidents russe Vladimir Poutine, bélarussien Alexandre Loukachenko et kazakh Noursoultan Nazarbaïev. Il doit être approuvé par les parlements nationaux pour entrer en vigueur le 1er janvier prochain.

Les trois pays, déjà unis depuis 2010 au sein d'une union douanière, constituent ainsi un marché commun de 170 millions de personnes, doté d'un produit intérieur brut combiné de 2700 milliards de dollars, et disposant d'importantes ressources naturelles.

La nouvelle entente garantit la liberté de circulation des personnes, des biens, des produits, des services et des capitaux, et prévoit une coordination des politiques pour plusieurs secteurs économiques, comme l'énergie, le transport et l'agriculture.

Il n'est cependant pas question d'une union monétaire, comme pour l'Union européenne.

Le président Poutine soutient que l'entente marque le début d'une nouvelle époque. « Le document mène nos pays vers un nouveau stade d'intégration, tout en préservant complètement la souveraineté des États », a-t-il dit.

Il dément qu'il cherche par cette entente à faire revivre l'Union soviétique. « Ils tentent de nous accoler cette étiquette – que nous tentons de faire revivre un empire, l'Union soviétique, que nous voulons soumettre les autres. Ça ne correspond absolument pas à la réalité ».

Selon Nazarbaïev, la « mission principale » de l'union pour la première moitié du 21e siècle, consistera à « gagner un avantage concurrentiel naturel en tant que pont économique entre l'Est et l'Ouest, entre l'Europe et l'Asie ».

L'Arménie et le Kirghizistan sont aussi intéressés à se joindre à l'Union.

Sans l'Ukraine

Le président russe, qui souhaite faire de ce projet une des idées fortes de son troisième mandat présidentiel à la tête de la Russie, a cependant dû se résoudre à conclure un accord sans l'Ukraine, pays de 45 millions de personnes doté d'un réel potentiel industriel.

Le nouveau président ukrainien, Petro Porochenko, a déjà fait savoir, après son élection, en fin de semaine, qu'il souhaitait à terme rejoindre l'Union européenne. L'ex-président Viktor Ianoukovitch, destitué cet hiver, était plutôt intéressé à demeurer dans l'orbite russe.

La création de la nouvelle Union économique eurasiatique permet cependant au président russe de prouver une fois de plus que son pays n'est pas aussi isolé que se plaisent à le clamer les dirigeants des pays occidentaux.

La semaine dernière, il avait signé un accord qui prévoit l'exportation vers la Chine de 38 milliards de mètres cubes de gaz russe par an pendant trois décennies, pour un montant total estimé à plus de 400 milliards de dollars américains.

L'entente aura aussi des coûts pour Moscou.

En mars dernier, le vice-ministre des Finances russe Sergueï Shatalov avait déclaré à Reuters que le Bélarus et le Kazakhstan recevaient environ 6 milliards de dollars par année en aide directe et indirecte depuis la création de l'Union douanière.

Il estimait que cette somme passerait à 30 milliards de dollars lorsque l'Union économique eurasiatique serait créée.

Avec les informations de Reuters, Associated Press, et Agence France-Presse

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