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Le juge ordonne une évaluation psychiatrique de Valérie Poulin Collins

Valérie Poulin Collins dans une voiture de la Sûreté du Québec à Shawinigan

Photo : Sylvain Mayer / Le Nouvelliste

Radio-Canada

L'avocate de l'accusée a demandé une évaluation psychiatrique parce qu'elle dit avoir été incapable de communiquer avec elle.

Le résultat de l'évaluation psychiatrique de Valérie Poulin Collins devrait être connu jeudi prochain. Entre-temps, l'accusée sera détenue à l'hôpital Sainte-Thérèse de Shawinigan.

En outre, le juge lui a interdit de communiquer avec les parents de Victoria.

Arrivée plus tôt en avant-midi au palais de justice de Trois-Rivières, Mme Poulin Collins tentait de se soustraire aux caméras à l'intérieur de la voiture de police à bord de laquelle elle se trouvait, assaillie par les photographes et les caméramans.

Certains membres de la famille de l'accusée se trouvaient au palais de justice. Plus tôt ce matin, sa mère a déclaré à Radio-Canada que la famille vivait des moments difficiles, et qu'elle ne souhaitait pas parler aux médias.

Le père de la petite Victoria, Simon Boisclair, était présent dans la salle de comparution.

La femme de 21 ans a reçu son congé de l'hôpital mercredi soir, et les policiers ont immédiatement exécuté le mandat d'arrestation dont ils disposaient contre elle. Elle a été incarcérée au poste de la SQ de Shawinigan en raison de la grande médiatisation de son dossier.

Accusée en son absence

Valérie Poulin Collins fait face à un chef d'accusation d'enlèvement d'une personne de moins de 14 ans et à un deuxième chef d'enlèvement comprenant la notion de séquestration. Les peines maximales reliées aux accusations retenues contre elle varient de 10 ans de prison à la réclusion à perpétuité.

La procureure de la Couronne Marie-Ève Paquet a estimé, mercredi, que la preuve était suffisante pour déposer des accusations contre la jeune femme, même si elle n'avait pas encore été interrogée par la police. La suspecte n'était pas en mesure de comparaître à la cour en raison de son état de santé, a indiqué le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Jean-Pascal Boucher.

La procureure Marie-Ève Paquet a précisé que l'accusée était inconsciente et intubée à l'hôpital. mais on ignore toujours les causes qui ont entraîné la détérioration de son état de santé.

Arrêtée lundi soir dans son appartement en possession du bébé, la suspecte était détenue depuis dans une unité psychiatrique, où les médecins évaluaient son état afin de déterminer si elle était apte à subir un interrogatoire et, éventuellement, un procès.

La suspecte est entrée à l'hôpital déguisée en infirmière.

La suspecte est entrée à l'hôpital déguisé en infirmière.

Photo : SQ

L'enlèvement du bébé dans la chambre de sa mère lundi soir au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières par une femme déguisée en infirmière a créé émoi et stupéfaction dans tout le Québec.

L'enfant, qui était née depuis 16 heures seulement, a pu être retrouvée 3 heures plus tard par un groupe de jeunes femmes qui s'étaient lancées à sa recherche à la suite de la diffusion d'une alerte Amber dans les médias et les réseaux sociaux.

Dans un communiqué de presse, la direction du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières a fait savoir qu'elle observerait une réserve dans ses interventions publiques pour ne pas nuire à l'enquête sur l'enlèvement de la petite Victoria.

Pendant ce temps, le Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières poursuit son enquête interne sur les événements.

Justice et faits divers