•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Sûreté du Québec entend facturer les événements sportifs

Course de vélos
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Sureté du Québec (SQ) évalue la possibilité de facturer l'encadrement policier lors d'évènements sportifs dans un proche avenir.

Dans un courriel adressé à l'un des organisateur du Tour cycliste de la Relève de Rimouski, dont Radio-Canada a obtenu copie, le directeur de la SQ dans la MRC de Rimouski, Éric Dufour affirme qu'un comité interministériel analyse en ce moment le dossier.

Éric Dufour affirme que le nombre grandissant d'événements sportifs dans la province engendre des coûts importants en sécurité routière à l'État québécois.

Parmi les solutions envisagées par ce comité, le directeur régional de la SQ mentionne la possibilité de facturer 84$ de l'heure aux organisateurs de l'évènement, conformément à une entente préalable.

Bien que cette facturation inquiète les organisateurs du Tour de la Relève, ceux-ci se disent ouvert à la discussion et prêt à évaluer des solutions avec la SQ.

Pour un événement comme le Tour cycliste de la relève internationale de Rimouski, la facture pourrait s'élever à 15 000 $. Elle pourrait être de 8000 $ pour le Grand Prix cycliste de la Matapédia, soit le tiers du budget de l'événement.

Beaucoup de petites organisations ne seront pas capables d'assumer de telles factures, selon l'organisateur du Tour cycliste de la relève internationale de Rimouski, Michel Fugère.

Ce dernier croit que cette mesure met en péril tous les événements cyclistes. Les services policiers, dit-il, sont essentiels notamment pour être assurés : « C'est obligatoire pour une course de niveau national ou international. »

Michel Fugère estime que cela nuira considérablement au développement de son sport. Il prend l'exemple de l'Ontario où les services policiers ont instauré une telle politique : « Il n'y a pratiquement plus de course cycliste en Ontario. »

Selon Michel, la mesure aura aussi des conséquences pour les groupes qui organisent des marches pour soutenir financièrement leur cause. « Ils vont parfois devoir payer à la Sûreté ce qu'ils vont amasser », relève l'organisateur d'événements cyclistes.

Michel Fugère comprend que la multiplication des événements sportifs amène la Sûreté du Québec à se poser la question du coût, mais espère qu'une autre solution trouvée. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Est du Québec