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Services d'avortement à l'Île-du-Prince-Édouard : le statu quo est inacceptable, selon les militantes pro-choix

Fédération nationale de l'avortement

Les représentants de la Fédération nationale de l'avortement en conférence de presse à Charlottetown.

Photo : Nicolas Steinbach/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des militants pro-choix font front commun pour demander un meilleur accès à l'avortement à l'Île-du-Prince-Édouard. Selon la Fédération nationale de l'avortement, le statu quo n'est plus possible. 

La Fédération, de même qu'un professeur de psychologie de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard et un professeur de droit de l'Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, ont tenu une conférence de presse à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, mercredi. Ils souhaitaient ainsi ranimer les discussions avec le gouvernement sur la question.

La Fédération demandait, entre autres, pourquoile gouvernement provincial n'accepte pas son plan pour un meilleur accès aux services d'interruption volontaire de grossesse. La Fédération nationale de l'avortement a proposé au gouvernement que trois médecins pratiquent des avortements dans un hôpital de la province. Ceux-ci affirment qu'ils sont prêts à venir pratiquer des avortements dans la province, en raison de deux demi-journées par mois.

L'une de ces médecins, la gynécologue Robyn MacQuarrie d'Ahmerst, en Nouvelle-Écosse, soutient que bien que le statu quo corresponde aux aspirations politiques du gouvernement de l'île, cela fait presque 30 ans que la décision Morgentaler a été rendue.  

Dawn Fowler, de la Fédération nationale de l'avortement, affirme que le gouvernement épargnerait environ 30 000 $ par année en offrant le service dans la province. Selon les estimations, entre 140 et 160 femmes de l'Île-du-Prince-Édouard se font avorter dans une autre province.

Des militants pro-choix font front commun pour demander un meilleur accès à l'avortement à l'Île-du-Prince-Édouard

L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province qui n'offre pas des services d'interruption de grossesse dans ses hôpitaux. Chaque année, environ 150 femmes de l'Île-du-Prince-Édouard obtiennent un avortement à Halifax ou à Fredericton.

Le gouvernement paie les avortements pratiqués à l'Hôpital Reine Élisabeth II d'Halifax, mais ne couvre pas les frais de transport et de logement. 

Dans le cas de la clinique privée Morgentaler, à Fredericton, Charlottetown ne paie rien. Avec la fermeture annoncée de la Clinique Morgentaler en juillet, les options pour les femmes de l'île seront d'autant plus réduites, d'autant plus que les listes d'attente sont longues à Halifax.

La professeure de psychologie Colleen MacQuarrie, de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard, a produit en janvier dernier une étude qui démontre que le manque d'accès à l'avortement est dangereux pour la santé des femmes (Nouvelle fenêtre). Selon elle, des femmes désespérées avortent de toutes les manières, allant jusqu'à se blesser. 

La militante pro-choix, Josie Baker, soutient que la position du gouvernement provincial ne tient pas seulement à une question d'argent. 

« Il n'y a pas de raisons de décider qu'il n'y aura pas d'avortements à l'Île-du-Prince-Édouard, c'est pas l'argent, c'est pas qu'il y a un manque de docteurs [...] si le gouvernement continue, c'est vraiment une décision idéologique, et que c'est contre les droits humains au Canada.  »

— Une citation de  Josie Baker, militante pro-choix

Le groupe entend poursuivre les pressions sur le gouvernement. Une lettre signée par 350 personnes sera d'ailleurs envoyée au premier ministre Robert Ghiz pour lui demander de changer sa position.

De son côté, le premier ministre de la province a cependant déjà dit qu'il n'avait pas l'intention de changer les règles. Il a expliqué que l'Île-du-Prince-Édouard n'a pas les moyens d'offrir tous les services de santé que les autres provinces offrent.

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