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Cri d'alarme d'un centre pour femmes de La-Petite-Patrie

Françoise David, à la sortie du débat du 20 mars.
Françoise David, à la sortie du débat du 20 mars. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
Radio-Canada

La députée de Québec solidaire dans Gouin, Françoise David, presse le gouvernement d'intervenir pour éviter que la Maison Marguerite de Montréal, qui offre de l'hébergement aux femmes en difficulté, ferme le tiers de ses lits. 

« Des dizaines de femmes seront privées des services essentiels qui y sont offerts », s'inquiète Mme David. 

La Maison Marguerite, située dans Rosemont-La-Petit-Patrie, réclame une aide financière récurrente de 200 000 $ de la part de l'Agence de santé et des services sociaux de Montréal, sans quoi elle sera forcée de fermer 6 de ses 18 lits en septembre. 

Salle à manger de la Maison MargueriteSalle à manger de la Maison Marguerite Photo : Facebook

Et les places manquent déjà, plaide sa directrice, Martine Rousseau. En 2013, la Maison a dû refuser près de 8400 demandes d'hébergement. « Et plusieurs centres d'hébergement pour femmes vivent des situations similaires à la nôtre », dit Mme Rousseau.

La coordonnatrice adjointe du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, Marjolaine Despars, craint aussi que la disparation du tiers des lits de la Maison Marguerite ajoute de la pression à celle déjà vécue par les organismes qui aident les femmes en situation d'itinérance. Des femmes sont refusées tous les soirs faute de places, soutient-elle. 

La Maison Marguerite, ouverte depuis 35 ans, accueille des femmes en détresse (problème de santé physique ou mentale, toxicomanie, violence conjugale, violence familiale, pauvreté extrême, etc.) 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et leur offre un hébergement d'une durée maximale de six semaines. 

Société