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Avortement : l'Île-du-Prince-Édouard refuse l'offre de médecins

Des interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées dans cette salle d'une clinique de Winnipeg, filmée en janvier 2013.

Des interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées dans cette salle d'une clinique de Winnipeg.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération nationale de l'avortement affirme qu'elle a proposé au gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard d'offrir un service d'avortement dans la province, mais que les autorités médicales ont refusé.

L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province qui n'offre pas l'accès à l'avortement dans son territoire. Les femmes qui veulent un avortement doivent se rendre hors de la province.

Lorsque l'intervention est pratiquée à l'Hôpital Reine Élisabeth II, à Halifax, le gouvernement de l'île paie la procédure médicale. Dans le cas de la clinique privée Morgentaler, à Fredericton, Charlottetown ne paie pas. Avec la fermeture annoncée de la Clinique Morgentaler en juillet, il ne restera que l'option d'Halifax.

Chaque année, environ 150 femmes de l'Île-du-Prince-Édouard obtiennent un avortement à Halifax et à Fredericton. La Dre Robyn MacQuarrie, qui est gynécologue-obstétricienne dans la région d'Amherst, en Nouvelle-Écosse, explique qu'elle se disait qu'elle pourrait offrir des services à l'Île-du-Prince-Édouard. Avec l'aide de la Fédération nationale de l'avortement, elle a trouvé deux autres médecins prêts à pratiquer des avortements sur l'île.

Les médecins proposaient d'aller à Charlottetown deux demi-journées par mois pour faire des avortements dans les installations existantes. L'Hôpital Reine Élizabeth de Charlottetown a déjà tout l'équipement nécessaire. Les médecins auraient assumé leurs frais de déplacement.

La Dre MacQuarrie dit que des instances au sein de Santé Île-du-Prince-Édouard ont approuvé son plan, mais qu'aux échelons supérieurs, les autorités ont bloqué son projet.

Les autorités s'expliquent

Le président-directeur général de Santé Île-du-Prince-Édouard, Richard Wedge, par voie de communiqué, explique qu'il faut respecter les directives du gouvernement et maintenir le statu quo dans la province.

Dans le passé, le Dr Wedge a dit que tout ce qu'il manquait sur l'île pour offrir un accès à l'avortement, c'était des médecins prêts à le faire. La décision est donc politique.

Le premier ministre, Robert Ghiz, a répété plusieurs fois qu'il était satisfait du statu quo. Il dit qu'à cause de sa faible population, l'Île-du-Prince-Édouard n'a pas les moyens d'offrir tous les services de santé que les autres provinces offrent.

La Dre Robyn MacQuarrie et des porte-parole du mouvement pro-choix vont tenir une conférence de presse mercredi.

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