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Le parasite varroa s'invite chez les abeilles

Le reportage de Louis Lahaye-Roy
Radio-Canada

Le parasite varroa continue de faire des ravages chez les producteurs de miel du Québec. Auparavant, les apiculteurs perdaient environ 5 % de leurs abeilles durant l’hiver. À présent, de 20 % à 30 % des abeilles succombent du varroa.

Pour ces entreprises à la rentabilité instables, les coûts occasionnés sont importants et poussent certains apiculteurs à abandonner leur production.

Venu d’Asie, le varroa se fixe au dos des abeilles et se nourrit de leur sang. Affaiblis, les insectes pollinisateurs sont donc moins productifs et vivent moins longtemps. Les conséquences pour les apiculteurs sont directes : moins de miel récolté et des coûts de production qui augmentent.

Compenser les pertes occasionnées par le parasite est un véritable cauchemar pour les producteurs du Québec.

« Acheter des reines tôt en saison pour repeupler de nouvelles colonies, ce sont des coûts très appréciables. Imaginez-vous si un producteur laitier perdait chaque année le quart de ses vaches et devait les remplacer, ce serait des coûts énormes », explique Normand Tremblay, propriétaire du rucher Tête en Fleurs du Vieux Moulin

Des ruches près du Vieux MoulinDes ruches près du Vieux Moulin

Pour se débarrasser du parasite, il faut traiter les ruches plusieurs fois par année.

En plus, le prix du miel n'a pas augmenté depuis le début des années 2000. Pour les apiculteurs qui veulent maintenir le miel comme produit de consommation courante, le compromis est difficile. À ce jour, il est impossible de se débarrasser complètement du parasite, et encore, les apiculteurs ont d’autres défis à surmonter.

« Il y a d’autres pertes qui se produisent en cours de saison par d’autres multifacteurs environnementaux et de biodiversité, mentionne Mireille Lechasseur, apicultrice au Château Blanc. Je parle de pesticides ou d’un manque de plantes mellifères. Donc ça peut affecter la vie de l’abeille. On tente d’avoir des colonies en santé, mais ça amène un travail de plus et le prix du miel ne suit pas nécessairement. »

Un autre obstacle pour les producteurs de miel du Québec s’ajoute : il n’y a qu’un seul centre de recherche en apiculture dans la province qui est, selon Mireille Lechasseur, trop peu financer.

D’après le reportage de Louis Lahaye Roy

Des abeillesDes abeilles

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