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Le Bloc québécois et ses quatre principaux défis

Bloc québécois
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quelque 500 délégués du Bloc québécois (BQ) sont attendus à Rimouski dès ce soir pour le premier conseil national de la formation politique depuis 2005. En plus d'établir les grandes orientations du parti en vue des prochaines élections, les militants auront aussi l'occasion d'entendre les deux candidats qui briguent la présidence du BQ. André Bellavance et Mario Beaulieu sont de la course pour remplacer Daniel Paillé, qui a démissionné de son poste de chef du parti en décembre dernier, en raison de problèmes de santé.

Un texte de Daniel ThibeaultTwitterCourriel

Depuis l'élection de mai 2011 qui a laissé le Bloc québécois avec quatre députés, le parti cherche à relancer l'organisation sur le terrain et à susciter l'intérêt des militants. Les associations de toutes les circonscriptions ont mis la main à la pâte depuis plusieurs mois pour contribuer à redéfinir les orientations qui devront guider l'action politique du BQ.

Avec la fin des subventions versées par Ottawa aux différents partis politiques, la question du financement dans les circonscriptions, tout comme à l'échelle du Québec, sera vraisemblablement au menu des discussions.

De nombreux défis

Alors que la loi prévoit des élections fédérales en 2015, le parti fait face à de nombreux défis.

1- Pertinence

Fondé par Lucien Bouchard en 1990 après la défaite de Meech, le Bloc québécois était destiné à être dissous après la victoire à un référendum sur la souveraineté. Vingt-trois ans plus tard dans le contexte politique actuel au Québec, le parti doit convaincre l'électorat qu'il a toujours sa place à Ottawa.

2- Visibilité

En 1993, avec ses 54 députés, le Bloc québécois formait l'opposition officielle à la Chambre des communes. S'il a perdu ce statut en 1997, le parti sous Gilles Duceppe a tout de même toujours bénéficié d'une place de choix dans les médias. Aujourd'hui les quatre députés du Bloc québécois ont beaucoup moins de visibilité.

3- Financement

Après la dernière élection, le gouvernement Harper a mis fin au programme de subvention des partis politiques, qui versait 2 $ pour chaque vote obtenu. Le Bloc québécois a bénéficié de ce programme. Avec sa disparition, la question du financement devient un enjeu majeur.

Subventions aux partis en 2010

  • Parti conservateur : 10,4M$
  • Parti libéral : 7,3M$
  • Nouveau Parti démocratique : 5 M$
  • Bloc québécois : 2,8 M$
  • Parti vert : 1,9 M$

4- Candidats

Le recrutement de candidats pour assurer une présence dans chaque circonscription au Québec pourrait être plus ardu que dans le passé. Avec une visibilité réduite et un avenir incertain, les candidats vedettes seront plus difficiles à convaincre. Ce sera probablement l'un des défis les plus importants du prochain chef.

Course à la direction

La fin de semaine sera aussi l'occasion pour les deux candidats à la direction de présenter leur vision pour le Bloc. Le député André Bellavance bénéficie de l'appui de ses collègues du caucus. Sans mettre en veilleuse la mission souverainiste de la formation politique, il prône un Bloc québécois plus ouvert.

L'autre candidat, Mario Beaulieu, est président de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal. Il croit que le Bloc québécois doit militer pour l'indépendance du Québec de façon claire et transparente. Les deux candidats doivent s'adresser aux délégués vendredi soir, et participeront aussi au premier débat de cette course samedi en après-midi.

Le prochain chef du Bloc sera connu le 14 juin.

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