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Services en français : le PC n’a rien à dire

Le drapeau franco-ontarien (archives) Photo: Yvon Thériault
Radio-Canada

Les conservateurs n'ont pas daigné répondre aux 20 questions soumises par l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) au PC, au NPD et aux libéraux, en prévision du scrutin du 12 juin.

L'AFO a demandé aux trois partis de se prononcer sur différents enjeux, du manque de cours universitaires en français dans le centre-sud-ouest de la province à l'idée d'avoir des services bilingues dans tous les bureaux de ServiceOntario, en passant par la plus grande disponibilité de soins de santé en français et l'augmentation de l'immigration francophone.

Les conservateurs se sont contentés de répondre : « notre Plan Pour Un Million d'Emplois sera en mesure d'encourager une économie plus forte et celle-ci pourra se solder en une francophonie plus vibrante, ce qui, en retour, assurera la viabilité des services francophones pour tous les franco-ontariens [sic] et franco-ontariennes [sic], ainsi que pour toutes nos collectivités ».

Promesses vagues

Pour leur part, les néo-démocrates n'ont pas répondu directement aux questions de l'AFO, envoyant plutôt une longue lettre à l'organisme francophone.

En matière d'éducation, par exemple, le NPD dit avoir « un plan pour améliorer les possibilités d'apprentissage », mais sans donner de détails, outre la promesse de créer un fonds pour la rénovation d'écoles.

Même réponse vague concernant l'immigration francophone : les néo-démocrates promettent des « initiatives », sans en dire plus.

La chef libérale, Kathleen Wynne; le chef conservateur, Tim Hudak; la chef néo-démocrate, Andrea HorwathLa chef libérale, Kathleen Wynne; le chef conservateur, Tim Hudak; la chef néo-démocrate, Andrea Horwath Photo : PC

De leur côté, les libéraux affirment que la promesse des conservateurs de sabrer, aux fins d'économie budgétaire, 100 000 emplois dans le secteur public et parapublic les « inquiète énormément ». « L'Office des affaires francophones est essentiel à l'essor de la francophonie ontarienne et doit pouvoir compter sur les ressources nécessaires pour accomplir son travail », soutiennent les libéraux.

Le parti vante ses réussites au cours des 10 dernières années au pouvoir, dont la nouvelle indépendance accordée au commissaire aux services en français et la garantie de services en français dans trois régions supplémentaires de la province.

Mais les libéraux sont vagues quant aux autres régions, mentionnant : « Nous nous engageons à revoir les critères de désignation pour les régions qui ne répondent pas aux critères traditionnels, ainsi que les nouveaux critères d'appui local, afin de continuer de faciliter la tâche aux francophones désirant désigner leur région. »

Le PLO est par ailleurs muet au sujet de l'idée d'ouvrir une université francophone dans la région de Toronto, contrairement à ce que réclament des leaders franco-ontariens depuis des années.

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