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Aide aux immigrants : la FFCB a le droit d'offrir les services

Tandis que des associations communautaires cherchent toujours à s'asseoir avec la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) pour mettre noir sur blanc le plan de soutien aux immigrants francophones, le ministère fédéral responsable confirme que la FFCB peut offrir elle-même les services.

La Fédération, qui a obtenu près de 1,2 million de dollars pour ce que Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) appelle « l'aide à l'établissement » des immigrants, compte utiliser ces fonds pour embaucher des agents et donner directement les services.

Or, d'autres associations, comme la Boussole, veulent livrer cette aide à l'établissement des nouveaux arrivants et dénoncent ce qu'elles voient comme la mainmise du groupe les représentant sur leurs responsabilités historiques.

La Fédération disait mardi qu'elle était obligée de procéder de cette manière. « Je [ne] suis pas capable d'aller changer les règlements d'une entente avec CIC, c'est une entente qui est similaire un peu partout et la sous-traitance n'était pas admise », affirmait Yseult Friolet de la FFCB.

Dans un courriel en réponse à des questions posées par Radio-Canada, le ministère fédéral confirme que la Fédération a le droit de donner directement ces services et que l'accord conclu avec elle est basé sur les activités qu'elle a proposées quand elle a soumis sa demande de subvention en juillet dernier.

Mêmes services, approches différentes

Les associations francophones et anglophones qui offrent des services de soutien aux nouveaux arrivants peuvent profiter des mêmes subventions, mais leurs manières de fonctionner sont différentes.

Du côté francophone, c'est la Fédération qui négocie avec le fédéral au nom de ses membres, et qui récolte les subventions pour donner des services. Du côté anglophone, chacune des organisations négocie individuellement. Elles ont également une fédération, l'AMSA (Affiliation of Multicultural Societies and Services Agencies of BC), mais ses membres s'assurent qu'elle n'offre pas de services directs.

Un des groupes anglophones d'aide aux immigrants, MOSAIC, qui propose également des services en français, témoigne d'un climat de compétition pour l'offre de services. « C'est très compétitif. Pour être honnête, c'est très compétitif depuis les 10 dernières années », soutient son directeur, Eyob Naizghi.

Le nombre d'organismes qui demandent des subventions dans le secteur de l'immigration n'arrête pas d'augmenter, selon lui.

Le fédéral offre plus de 100 millions de dollars pour l'établissement des immigrants en Colombie-Britannique, mais malgré la concurrence, sur le terrain, les agents francophones des différentes associations travaillent souvent ensemble.

« Si j'ai des clients que je ne peux pas servir et qui sont peut-être à Vancouver, je peux les référer à une [autre] agence à Vancouver », souligne Faustin Bilikano, agent d'établissement pour MOSAIC.

D'après les informations de Benoît Ferradini

Colombie-Britannique et Yukon

Francophonie