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Une grammaire commune pour les communautés innues

À Uashat Mak Maniutenam, le taux de participation aux élections provinciales est très bas.

Radio-Canada

Les communautés innues de la Côte-Nord ont maintenant leur grammaire commune grâce à un ouvrage de 600 pages, le fruit d'une collaboration entre une spécialiste et un comité représentant les huit communautés.

L'ouvrage servira de référence aux enseignants et leurs élèves ainsi qu'aux traducteurs et le grand public.

Depuis des millénaires, la culture innue se transmet par tradition orale.

Après l'harmonisation de l'écriture, il y a 40 ans, l'institut Tshakapesh s'est donné le mandat de développer d'autres outils pédagogiques.

Voilà que la grammaire de référence a pris forme en 2010 à la suite de la création d'un comité de travail.

Lynn Drapeau, linguiste et auteure de l'ouvrage, explique que la grammaire est écrite et rédigée en français.

« Une des caractéristiques de cette grammaire-là, c'est qu'elle fournit énormément d'exemples qui viennent de tous les dialectes de l'innu », précise-t-elle.

« Ces exemples-là sont tous traduits [...] Il y a beaucoup d'exemples en innu, qui sont traduits de l'innu au français », ajoute l'auteure.

Les communautés isolées les unes des autres utilisent des dialectes, mais l'ouvrage rassemble les différents usages.

Transmission de culture

Pour Louise Canapé, enseignante au secondaire à Pessamit, c'est de bon augure pour l'avenir de la langue.

« Ça fait beaucoup d'années qu'on attend que cette grammaire-là soit publiée », dit-elle.

« Elle va être très bénéfique pour celles qui enseignent, pour aller consulter l'ouvrage et vérifier les règles de grammaire qui s'imposent », précise l'enseignante.

Comme l'explique Philomène Jourdain, traductrice à Uashat, cet ouvrage s'avère important pour la transmission de la langue aux enfants.

« Nos jeunes enfants se parlent entre eux en français, et puis nous autres, les parents, on essaie quand même de leur parler en innu », dit-elle.

Lynn Drapeau espère que cet ouvrage constituera « un début, et que les gens vont s'attacher à partir des données qui sont dans la grammaire ».

Le livre, Ui-Tamassiu-Meshenikan, a été imprimé à 400 exemplaires. Il est en vente au bureau de l'institut Tshakapesh, à Uashat.

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