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Partenariat policier « fructueux » pour les femmes autochtones tuées et disparues

La commissaire adjointe de la Division F à la GRC, Brenda Butterworth-Carr.

La commissaire adjointe de la Division F à la GRC, Brenda Butterworth-Carr.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La GRC de la Saskatchewan soutient qu'un partenariat établi en 2006 donne de bons résultats puisque 92 % des homicides de femmes autochtones ont été résolus en Saskatchewan, qui compte pour 15 % des cas de femmes autochtones assassinées au pays.

La commissaire adjointe de la Division F à la GRC, Brenda Butterworth-Carr, soutient que le partenariat provincial sur les personnes disparues a permis de mettre en place des règles qui doivent être suivies par tous les corps policiers lorsqu'une femme autochtone est portée disparue. Il permet, en outre, d'établir un meilleur soutien pour les familles touchées.

Les différents corps de police saskatchewanais faisaient le point mercredi sur les efforts faits à l'échelle de la province pour réduire le nombre de femmes autochtones tuées et disparues. Cette mise au point faisait suite au dépôt, vendredi dernier, du rapport de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur les femmes autochtones tuées et disparues.

Le rapport révélait qu'en Saskatchewan, 153 femmes autochtones ont été tuées entre 1980 et 2012, et que 16 cas de femmes autochtones disparues ne sont toujours pas résolus.

Le président de l'Association des chefs de police de la Saskatchewan, Troy Hagen.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de l'Association des chefs de police de la Saskatchewan, Troy Hagen.

Photo : ICI Radio-Canada

Toutefois, les autorités admettent qu'il faut en faire plus pour prévenir la violence contre les femmes autochtones.

Programmes de prévention

Des programmes pour venir en aide aux jeunes à risque sont déjà en place dans certaines villes, comme Prince Albert et Regina, mais l'Association des chefs de police de la Saskatchewan souligne que les policiers ne peuvent être les seuls à faire du travail de prévention.

« Tous les intervenants doivent faire leur part pour vraiment entraîner des changements positifs »

— Une citation de  Troy Hagen, président de l'Association des chefs de police de la Saskatchewan

La représentante de la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan au sein du partenariat provincial sur les personnes portées disparues, Erica Beaudin, croit aussi que la solution passe entre autres par la prévention de la violence et par de meilleures stratégies d'intervention.

« Nous avons besoin d'établir des stratégies de prévention et d'avoir des stratégies d'intervention lorsqu'une personne disparaît ou est victime de violence », souligne Erica Beaudin.

Erica Baudin, représentante de la FSINAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Erica Baudin, représentante de la FSIN

Photo : ICI Radio-Canada

Les Autochtones sont les mieux placés pour mettre en place ces stratégies, puisqu'ils savent ce qui se passe dans leurs communautés, selon Mme Beaudin.

Elle déplore cependant que le financement diminue constamment, l'estimant essentiel à la mise en oeuvre des stratégies de prévention et d'intervention dans les communautés.

Le ministère des Affaires autochtones et Développement du Nord canadien n'a pas voulu commenter le dossier.

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