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Plan de match libéral : l'opposition reste sur sa faim

Stéphane Bédard

Stéphane Bédard

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Philippe Couilllard a dressé un portrait très sombre des finances publiques du Québec dans son discours d'ouverture de la session parlementaire. L'opposition lui reproche de donner peu de détails sur les solutions qu'il envisage.

« Je vous avouerai qu'on est sur notre faim dans le sens qu'on a beaucoup de questions par rapport aux orientations, a réagi le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard. M. Couillard est très sévère par rapport aux neuf années libérales précédentes. Il y a un constat sur 10 ans qui est rude, mais quant aux solutions, ce n'est pas clair. »

M. Bédard se montre néanmoins heureux que les libéraux s'engagent à poursuivre l'électrification des transports, lancée par le PQ. 

La Coalition avenir Québec aurait voulu, pour sa part, que le gouvernement prenne l'engagement d'alléger le fardeau fiscal des familles québécoises. « On aurait aimé entendre de la bouche du premier ministre une réduction des taxes. Que la taxe santé soit abolie pour les personnes qui gagnent 45 000 $ et moins. On aurait aimé voir l'augmentation des tarifs d'hydroélectricité réduite pour donner de l'oxygène aux familles québécoises », indique M. Bonnardel.

Il relève à cet effet une contradiction de M. Couillard qui veut assainir les finances publiques, mais qui s'engage tout de même à relancer le programme déficitaire des minicentrales. Ce programme a été stoppé par le gouvernement Marois l'an dernier, parce qu’Hydro-Québec essuyait des pertes en achetant l'électricité produite par ces minicentrales.

« Dire oui à ce programme dans un contexte de surplus d'hydroélectricité, c'est dire oui encore à des augmentations importantes des tarifs d'hydroélectricité pour 2015. C'est incohérent. Et vous comprendrez que le courant ne passera pas entre nous deux sur cette proposition », soutient M. Bonnardel.

« Ça va faire mal », dit Québec solidaire

« Je préviens les gens que l'atteinte de l'équilibre budgétaire en 2015-2016 est rigoureusement impossible à moins de couper largement dans les dépenses publiques et ça va faire mal au niveau des services à la population », a réagi la députée solidaire Françoise David. 

Elle se désole aussi que M. Couillard n'ait « pas dit un mot » sur la réduction des inégalités, ni sur la lutte contre la pauvreté. 

Coderre et Labeaume aux anges

Les maires Denis Coderre et Régis Labeaume à Ottawa
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Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Les maires de Québec et de Montréal sont sortis heureux du discours d'ouverture de M. Couillard. Le premier ministre a confirmé son intention de déposer des projets de loi pour la métropole et la capitale afin de reconnaître leur statut particulier et de leur donner plus de pouvoir, notamment dans les dossiers de transports et d'immigration. Le mandat de l'Agence métropolitaine de Transports doit notamment être revu.

« Le climat de confiance est total. La première chose que je remarque, c'est qu'on veut redonner cette autonomie aux municipalités. Aujourd'hui, on a envoyé message très clair : on ne parle plus de « créature » des provinces, on parle d'un ordre de gouvernement de proximité », a dit le maire de Montréal Denis Coderre. 

M. Coderre et son homologue de Québec, Régis Labeaume, se sont également réjouis que M. Couillard s'engage de nouveau à s'attaquer au déficit des régimes de retraite. 

Plusieurs milliers de personnes ont répondu à l'appel d'une coalition de syndicats des employés municipaux et manifesté devant l'Assemblée nationale. Des cols blancs, des cols bleus, des pompiers, des policiers, des professionnels et des employés de sociétés de transport étaient présents. Ils craignent que le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, ne leur impose un partage des déficits des caisses de retraite.

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