•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cancer du sein : la double mastectomie est souvent inutile

Mammographie
Photo: iStock
Radio-Canada

Près de 70 % des femmes qui décident de subir une double mastectomie après la découverte d'un cancer dans un sein ont un risque très faible de développer une tumeur dans le sein qui n'est pas malade, indique une nouvelle recherche.

L'étude portait sur 1447 femmes, de 59 ans en moyenne, traitées d'un cancer du sein et n'ayant pas eu de résurgence. Elle a montré que parmi celles qui ont subi une double mastectomie, près de 70 % n'avaient aucun antécédent familial de cancer du sein ou ovarien et n'étaient pas porteuses de mutations des gènes BRCA1 et BRCA2. Ces deux éléments sont les raisons pour lesquelles les médecins recommandent une ablation de l'autre sein lorsqu'une femme est diagnostiquée d'un cancer du sein, car le risque que la maladie s'y développe est alors très élevé.

Parmi les 1447 femmes de l'étude, seulement 8 % ont eu une double mastectomie, et 18 % ont envisagé cette intervention.

« C'est apparemment la crainte chez les femmes d'une résurgence de leur cancer qui les conduit à décider d'une mastectomie prophylactique, ce qui est absurde, car le fait d'enlever le sein non malade ne réduit en rien le risque de réapparition de la tumeur dans le sein touché », explique la Dre Sarah Hawley, professeure de médecine interne au Centre du cancer de l'Université du Michigan et principal auteur de l'étude.

Notons que les chercheurs ont constaté que les femmes avec une formation supérieure et ayant subi une imagerie par résonance magnétique (IRM) avant l'intervention étaient plus nombreuses à opter pour l'ablation de l'autre sein.

Les chercheurs soulignent donc l'importance de mieux informer les femmes quant aux risques et aux avantages d'une mastectomie du sein non atteint par le cancer. Une double mastectomie est une intervention chirurgicale lourde pouvant entraîner beaucoup de complications et imposant une récupération plus difficile que l'ablation d'un seul sein.

Les femmes avec des antécédents familiaux de cancer du sein ou de l'ovaire, ou qui sont porteuses de mutations des gènes BRCA1 ou BRCA2 représentent environ 10 % de toutes les femmes qui reçoivent le diagnostic d'un cancer du sein.

Avec les informations de Agence France-Presse

Santé