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Couillard insiste sur l'urgence de contrôler les finances

Le premier ministre Philippe Couillard prononçant son discours d'ouverture à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre Philippe Couillard prononçant son discours d'ouverture à l'Assemblée nationale.

Photo : La Presse canadienne / Clement Allard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Ce qui aurait été souhaitable il y a 15 ans, ce qui aurait été nécessaire il y a 10 ans, devient aujourd'hui une urgence. » Voilà les mots du premier ministre Philippe Couillard lorsqu'il parle des finances publiques québécoises. Une menace plane sur la province, dit-il : une menace « qui enchaîne notre liberté de faire des choix ».

Lors de son discours d'ouverture de la session parlementaire à l'Assemblée nationale, le premier ministre a de nouveau établi que ses priorités étaient l'équilibre budgétaire, le remboursement de la dette et la réduction du fardeau fiscal des contribuables.

Le gouvernement entend à cette fin mettre en place deux commissions, a rappelé M. Couillard. La première recommandera des changements à apporter à la fiscalité « de façon à ce qu'elle demeure équitable, mais qu'elle encourage davantage le travail, l'effort, l'investissement et la création d'emploi », a dit le premier ministre.

M. Couillard souhaite que la fiscalité soit concurrentielle et qu'elle soit « un outil de développement ».

« Nous étudierons les pratiques en vigueur dans le monde pour nous comparer et nourrir notre réflexion. »

— Une citation de  Philippe Couillard

La seconde commission, qui sera permanente, devra évaluer les programmes publics. « Il s'agit de mettre en place un mécanisme, mais surtout une culture d'évaluation des programmes et des façons de faire dans nos services publics », dit-il.

« Certains programmes seront jugés pertinents, mais insuffisamment pourvus en ressource, mais d'autres devront être revus en profondeur. »

— Une citation de  Philippe Couillard

Patrice Roy s'entretient avec le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, après son discours d'ouverture à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement s'attend à être confronté quant à ses orientations. « Ces recommandations seront présentées publiquement, mais on sait que dans ce genre d'actions, les consensus sont difficiles », a admis le premier ministre. « Des décisions seront prises », tranche-t-il toutefois sans détour.

Le discours d'ouverture marque le commencement d'une nouvelle période d'austérité, même si le premier ministre a préféré utiliser le terme « rigueur », mardi, lors de la rentrée parlementaire.

Le gouvernement entend aussi : 

  • légiférer pour affirmer la neutralité religieuse de l'État

    Le projet de loi que soumettra le gouvernement affirmera également la nécessité que les services publics soient donnés et reçus à visage découvert, il balisera les accommodements raisonnables et prévoira des mécanismes de lutte contre l'intégrisme religieux.

  • lancer un forum national sur l'intimidation

    « Nous combattrons, de l'école aux centres d'hébergement, ces atteintes à la dignité des personnes que constitue l'intimidation, dont la cyberintimidation », dit M. Couillard, qui assurera la présidence du forum en compagnie de la ministre de la Famille, Francine Charbonneau.

  • redonner vie au programme des minicentrales

    « Lorsque bien montés, ce qui inclut la consultation de la population et l'étude des impacts environnementaux, ce sont de beaux projets, dont les retombées profitent avant tout aux communautés locales », dit Philippe Couillard.

    En 2013, le gouvernement du Parti québécois avait mis un terme au programme des petites centrales hydroélectriques de 50 MW et moins. Le gouvernement soutenait qu'Hydro-Québec avait essuyé des pertes en achetant l'électricité produite par ces minicentrales.

Le discours en quelques mots :

Les mots les plus cités dans le discours de Philippe Couillard
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Les mots les plus cités dans le discours de Philippe Couillard

Photo : Wordle

Des actes à la parole

Le gouvernement libéral n'a pas attendu le début de la session parlementaire pour mettre son projet d'austérité à exécution. Selon nos informations, le ministère de l'Éducation avait déjà indiqué aux 11 directions régionales qu'elles étaient vouées à disparaître. Les 120 emplois de ces directions régionales pourraient être abolis.

« Depuis à peu près deux semaines qu'ils font le tour des différentes régions pour annoncer ces coupures », avance la vice-présidente du Syndicat de la fonction publique du Québec, Denise Boileau. « Mais c'est encore assez flou, poursuit-elle. Est-ce qu'il y aura des gens qui seront transférés dans les commissions scolaires? » Elle précise que les employés sont de plus en plus anxieux.

L'inquiétude règne également au ministère de l'Environnement, où les membres du personnel ont reçu des directives très strictes au sujet du contrôle de leurs dépenses.

Le premier budget du ministre des Finances, Carlos Leitao, dont le dépôt est prévu au début du mois de juin, donnera la pleine mesure des efforts de redressement des finances publiques.

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