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BAPE : les audiences sur l'exploitation de l'uranium ont débuté

 Une mine d'uranium canadienne (archives)

Une mine d'uranium canadienne (archives)

Photo : AFP / David Boily

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une vingtaine de personnes étaient présentes, mardi soir à Montréal, à la première consultation organisée par la commission d'enquête du Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE) sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium au Québec.

Le BAPE a été mandaté par l'ancien gouvernement de Pauline Marois pour identifier les impacts environnementaux et socio-économiques de la filière uranifère.

Avant même le début des consultations, les points de vue étaient plus divisés que jamais.

Si certains voient dans cette nouvelle filière minière des retombées économiques potentiellement intéressantes, d'autres redoutent les effets de cette industrie sur la santé publique et l'environnement.

De nombreux médecins, écologistes et représentants autochtones craignent en effet que l'exploitation de l'uranium ne génère des contaminants et des résidus radioactifs nocifs pour la santé.

Les experts de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) se sont d'ailleurs penchés sur la question.

Du minerai d'uranium à l'état brut.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Du minerai d'uranium à l'état brut.

Photo : iStock

Dans un document publié à la fin avril, les médecins de l'INSPQ affirment que les incertitudes reliées à cette activité minière sont encore très nombreuses. Il y a trop peu de données, disent-ils, pour conclure que la filière de l'uranium est dangereuse... ou qu'elle ne l'est pas. Les experts suggèrent donc de faire plus de recherches.

Au Québec, le projet d'exploration le plus avancé est celui de Stratéco en territoire cri, au nord de Chibougamau, dans les monts Otish. C'est pourquoi les consultations du BAPE seront menées en collaboration avec les groupes autochtones couverts par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.

Les secteurs les plus susceptibles de contenir des gisements d'uranium au Québec sont les régions du bassin des monts Otish, de la Baie-James, le sud de la baie d'Ungava et les Torngats.

Exploration de l'uranium au Québec

Le budget prévu des audiences est de 3 millions de dollars, soit plus de la moitié du budget annuel du BAPE.

La commission, présidée par l'ancien journaliste Louis-Gilles Francoeur, rencontrera les citoyens dans un dizaine de villes du Québec, avant de rendre son rapport final à la mi-mai 2015.

En bref, l'uranium

L'uranium est un métal faiblement radioactif présent dans différents types de minerais. Par contre, sa concentration dans les gisements est plutôt faible. On l'extrait de carrières à ciel ouvert ou de galeries souterraines.

Le Canada est le plus grand producteur d'uranium au monde, et le troisième pays en ce qui concerne ses réserves connues. La majorité de ces réserves se trouvent dans le nord de la Saskatchewan.

L'uranium sert à :

- produire de l'électricité par fission nucléaire;

- fabriquer des détecteurs de fumée;

-désaliniser l'eau de mer;

- produire des isotopes radioactifs utilisés dans le traitement du cancer;

- contrôler la prolifération des bactéries dans la préservation d'aliments (irradiation);

- fabriquer des munitions et des bombes thermonucléaires (uranium enrichi).

D'après un reportage d'Étienne Leblanc

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