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Le Mali déclare la guerre aux rebelles touaregs

Des soldats touaregs écoutent le commandant de l'armée malienne à Kidal, en juillet 2013.

Des soldats touaregs écoutent le commandant de l'armée malienne à Kidal, en juillet 2013.

Photo : La Presse canadienne / AP/Rebecca Blackwell

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Mali est en état de guerre contre les séparatistes touaregs qui ont enlevé une trentaine de fonctionnaires à Kidal, dans le nord du pays, a annoncé dimanche le premier ministre Moussa Mara.

Le nouveau chef du gouvernement, désigné le mois dernier, a été rattrapé par l'instabilité à l'occasion de son premier déplacement dans la ville du Nord, où une fusillade a éclaté peu avant son arrivée samedi.

Les affrontements ont fait 36 morts, dont huit soldats maliens, a précisé dimanche le chef du service d'information de l'armée nationale.

« Le bilan est de huit morts et 25 blessés du côté de l'armée, de 28 morts et 62 blessés du côté des groupes armés », a dit le colonel Souleymane Maifa à la radio.

« Prenant en compte cette déclaration de guerre, la république du Mali est dorénavant en guerre », a dit Moussa Mara à Reuters à l'intérieur de la base militaire où il a été contraint de se réfugier.

« Nous allons formuler la réponse appropriée à cette situation », a-t-il ajouté.

Adama Kamissoko, le gouverneur régional, avait annoncé un peu plus tôt qu'une trentaine de fonctionnaires maliens avaient été enlevés par des séparatistes touaregs qui, a-t-il dit, ont attaqué le siège de son administration.

Propos contradictoires

Ces affrontements, nouvelle illustration de l'instabilité du Mali seize mois après l'arrivée des forces françaises de l'opération Serval, se sont produits peu avant l'arrivée du
premier ministre.

La réunion qui était prévue entre Moussa Mara et le gouverneur a dû être annulée.

Selon un porte-parole des séparatistes du MNLA, les combats ont éclaté samedi matin quand l'armée a ouvert le feu sur le casernement du mouvement touareg après des manifestations pro-indépendance dans la ville.

Une source militaire malienne a réfuté cette version, affirmant que les tirs avaient débuté lorsque des séparatistes armés du MNLA circulant à bord de deux pick-up ont attaqué un barrage tenu par l'armée devant le bâtiment abritant les services du gouverneur.

Un journaliste de l'agence Reuters accompagnant le Premier ministre a vu le corps d'un soldat malien mort transporté dans une base militaire de la ville où Moussa Mara a dû passer la nuit.

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