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Immigration : des organismes francophones et la FFCB à couteaux tirés

L'organisme communautaire la Boussole, à Vancouver.

L'organisme communautaire la Boussole, à Vancouver.

Photo : SRC

Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) et des organismes francophones se disputent les responsabilités, mais surtout un montant d'argent du gouvernement fédéral pour offrir des services aux immigrants dans la province.

La Boussole, la Société francophone de Maillardville, la Société francophone de Victoria, l'Association francophone de Surrey et le Centre d'intégration pour immigrants africains accusent notamment la FFCB d'outrepasser sa mission en comptant offrir des services directs en établissement, plutôt que de remplir « sa mission confiée historiquement » de porte-parole de la communauté francophone.

Dans une lettre datant du 23 avril dernier envoyée à la FFCB, la présidente de La Boussole, Sylvie Krutchen écrit que les services directs à la clientèle doivent être offerts par les organismes « qui ont acquis au fur et à mesure des années de l'expérience dans le domaine de la prestation des services et plus précisément dans la prestation des services en immigration ».

Elle poursuit que les organismes francophones sont des sous-traitants qui ont les responsabilités de la gestion des services, du domaine financier et de la gestion du personnel.

La Boussole n'a plus à démontrer sa capacité de gérer la prestation des services, vous le savez

Une citation de :Sylvie Krutchen, présidente de La Boussole

La FFCB défend son expertise

Le président de la FFCB, Réal Roy, a répondu par écrit le 25 avril qu'un consortium, dont faisait partie La Boussole, avait appuyé en juillet 2013 la demande déposée par la fédération auprès de Citoyenneté et Immigration Canada (CIC) au nom de la communauté.

Dans la lettre, il renchérit que la nouvelle directrice et son équipe ont poursuivi le travail et signé le 8 avril 2014 une entente de deux ans de 1 168 783 $.

La FFCB gère « le dossier immigration depuis 2003 et l'AFAI depuis 2008 [L'Agence francophone pour l'accueil des immigrants] », écrit Réal Roy.

« Nous devons terminer l'élaboration des protocoles de travail avec les groupes où seront les points de services ainsi que les descriptions de postes afin de mettre en marche le processus d'embauche des agents d'établissement », précise-t-il.

Si la lettre de La Boussole invitait à de plus amples discussions, celle de la FFCB ne semble pas ouverte au dialogue. « Nous devons respecter l'entente signée au nom de la communauté et faire la démonstration à CIC des besoins de services en immigration tout en faisant preuve de diligence en matière de gestion », souligne M. Roy.

Tanniar Leba, directeur de La Boussole, estime que Christine Sotteau a joué un rôle de visionnaire pour la francophonie vancouvéroise.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tanniar Leba, directeur de La Boussole, estime que Christine Sotteau a joué un rôle de visionnaire pour la francophonie vancouvéroise.

Appel aux discussions

Le directeur général de La Boussole, Tanniar Leba, voudrait que la FFCB discute du modèle de prestation de services avec les organismes francophones. « Une entente a été signée depuis le 8 avril et aujourd'hui nous sommes le 20mai, on n'a pas encore eu de rencontre avec la FFCB pour discuter du fameux modèle. Nous sommes bien sûr intéressés et impliqués dans la livraison des services, mais il faudrait que la FFCB nous fasse signe, nous invite à une table pour qu'on puisse s'asseoir, négocier et mettre en place le modèle », soutient-il.

La fédération n'ayant pas le mandat d'offrir les services directs, l'idéal serait que la fédération signe des ententes avec des organismes pour que les organismes puissent livrer ces services.

Une citation de :Tanniar Leba, dg de La Boussole

Le directeur général de l'Association francophone de Surrey, Jamal Nawri, est du même avis « On est dans l'urgence de dire: " bien, il faudrait qu'on s'assoie pour discuter de tout ça et voir comment ces services vont être livrés" », explique-t-il.

De son côté, la directrice de la Société francophone de Maillardville, Johanne Dumas, aimerait voir l'entente que la FFCB a signée avec CIC, « On n'a jamais reçu une copie de l'entente.[...] Si on est des membres d'un consortium qui travaillent avec la fédération, pourquoi on ne reçoit pas une copie de l'entente? », se demande-t-elle. 

Yseult Friolet a été nommée directrice générale par intérim de la FFCB.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yseult Friolet a été nommée directrice générale par intérim de la FFCB.

Photo : Radio-Canada

Je suis assez étonnée d'entendre ce que j'entends aujourd'hui, mais il y a peut-être eu une interprétation différente qui s'est faite.

Une citation de :Yseult Friolet, dg FFCB

La directrice générale de la FFCB, Yseult Friolet, soutient que son organisme est lié par l'accord signé avec Ottawa. « Je [ne]suis pas capable d'aller changer les règlements d'une entente avec CIC, c'est une entente qui est similaire un peu partout et la sous-traitance n'était pas admise », affirme-t-elle.

Les organismes espèrent néanmoins que la question de l'immigration sera discutée lors de la prochaine assemblée générale annuelle de la FFCB le 22 juin prochain.

Réponse de la FFCB



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