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Accord entre Bogota et les FARC sur le trafic de drogue

Le négociateur en chef des FARC, Ivan Marquez (gauche) et le négociateur pour le gouvernement colombien, Humberto de la Calle (droite) écoutent le représentant cubain pour les pourparlers de paix, Rodolfo Benitez Verson, qui fait la lecture du texte de l’accord, à La Havane, le 16 mai.
Le négociateur en chef des FARC, Ivan Marquez (gauche) et le négociateur pour le gouvernement colombien, Humberto de la Calle (droite) écoutent le représentant cubain pour les pourparlers de paix, Rodolfo Benitez Verson, qui fait la lecture du texte de l’accord, à La Havane, le 16 mai. Photo: La Presse canadienne / AP/Ramon Espinosa
Radio-Canada

Le gouvernement colombien et les rebelles marxistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) sont parvenus vendredi à un accord sur l'élimination du trafic de drogue, une avancée qui survient quelques jours avant l'élection présidentielle.

Il s'agit du troisième des cinq chapitres des négociations de paix entamées à Cuba en 2012, censées mettre un terme à un demi-siècle de guérilla.

Les parties se sont entendues pour collaborer en vue de mettre fin à la production illégale de drogue à l'aide d'un plan de substitution des cultures. Jusqu'ici, le gouvernement avait recours à la destruction forcée des champs de coca en utilisant des herbicides, une stratégie soutenue par le financement des États-Unis.

Les rebelles des FARC promettent de se dissocier entièrement du trafic de drogue.

Une stratégie de prévention à la consommation et de lutte au commerce de drogue a aussi été adoptée.

Le négociateur en chef du gouvernement colombien a salué l'accord, disant que le souhait que tout le pays travaille à un objectif commun – l'éradication du trafic de la drogue – devenait enfin possible.

Les autorités colombiennes et américaines soutiennent que les FARC sont impliquées dans la production et la vente de drogue aux trafiquants colombiens et mexicains, et faisaient affaire avec des intermédiaires vénézuéliens. Les FARC quant à eux admettaient jusqu'ici une responsabilité se limitant à la taxation des producteurs de coca.

Vers un accord de paix global

Les discussions entre le gouvernement colombien et les FARC ont été amorcées en novembre 2012 à Cuba. Avant l'accord sur le narcotrafic, les négociateurs s'étaient entendus sur une réforme agraire et sur la participation des rebelles dans la vie politique colombienne.

Il reste encore à négocier l'indemnisation des victimes des FARC - dans une guerre qui a fait plus de 200 000 morts depuis 1964 - , et le mécanisme qui permettra de mettre fin au conflit en réglant notamment la question des armes.

Cette avancée survient à neuf jours de l'élection présidentielle du 25 mai. Les FARC ont d'ailleurs annoncé un cessez-le-feu entre le 20 et le 28 mai, couvrant donc l'élection. L'accord tombe à point nommé pour le président Juan Manuel Santos qui briguera un second mandat lors d'un scrutin dont les sondages indiquent qu'il sera le plus serré de ces 20 dernières années.

Son principal rival, le conservateur Oscar Ivan Zuluaga, a promis de mettre fin aux pourparlers de paix.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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