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UPAC : Mamelonet et Roussy dans la ligne de mire

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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien député libéral de Gaspé Georges Mamelonet a dit ne pas être au courant des agissements de la firme de génie-conseil Roche. 

Un consortium de médias a obtenu copie d’un mandat de perquisition exécuté le 29 janvier et dont la cour vient de dévoiler de nouvelles portions. Selon le mandat de perquisition, Roche aurait contribué illégalement à la caisse électorale de deux députés libéraux en 2008, dont celle Georges Mamelonet. Après son élection, il a assuré à la firme Roche qu’elle pouvait compter sur lui.

Joint vendredi par téléphone, Georges Mamelonet a mentionné ne pas être au courant de la situation. Il a ajouté, d'après la nouvelles de la journée, qu'il s'était fait enfirouapé par Roche alors qu'il était maire de Percé. Il s'est dit en colère. Georges Mamelonet a été maire de Percé entre 2003 et 2008.

La firme Roche aurait aussi tenté de corrompre l’ancien maire de Gaspé, François Roussy en l'invitant, toutes dépenses payées, à Saint-Malo, en France, pour un congrès sur l'ingénierie qui durait une semaine, une information démentie par François Roussy.

« Ce n'est pas Roche qui a payé le voyage. C'est l'Association des ingénieurs qui m'invitait pour représenter le Québec à ce colloque, a dit M. Roussy, à Radio-Canada. Saint-Malo m'a accueilli là-bas avec les chambres d'hôtel, les repas. Saint-Malo m'a même offert un conducteur pour visiter les attraits touristiques. J'allais vraiment pour une semaine dédiée à la culture gaspésienne. »

M. Roussy a mentionné qu'une semaine en l'honneur de la Gaspésie se tenait en même temps qu'un congrès sur l'ingénierie.

« J'ai toujours souhaité et interpellé les entreprises pour qu'elles investissent dans la communauté, mais jamais il y a eu un fond qui a été en place avec des ristournes pour l'obtention de contrats, jamais », a ajouté l'ex-maire au sujet de la condition qu'il aurait imposée à Roche pour qu'elle continue à obtenir des contrats de la municipalité de Gaspé.

Le document indique qu'en 2009, le maire Roussy aurait exigé de la firme de génie une ristourne « de 5 % des honoraires engendrés par les contrats dans le fonds de renouvellement des infrastructures. Cette ristourne servait à financer des projets pour la communauté de Gaspé ».

Transparence à Gaspé

L’actuel maire de Gaspé, Daniel Côté, ne souhaite pas commenter le dossier tant qu’une enquête policière est en cours.

L’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’est rendue à Gaspé le 6 mai dernier.

« Nous n’avons aucune nervosité, nous n’avons rien à cacher. C’est nous qui avons convoqué le point de presse pour annoncer à la population que l’UPAC était débarqué chez nous, a tout de même rappelé le maire. À ce moment-là, s’il y avait quelqu’un à l’hôtel de ville qui avait été visé, s’il y avait eu des employés municipaux visés, l’UPAC nous a avisés qu’ils auraient mis tout le monde à la porte et qu’ils auraient fait le travail par eux-mêmes. »    

Le ministre Sam Hamad commente 

Par ailleurs, le ministre du Travail Sam Hamad, qui a été vice-président de Roche de 1998 à 2003, a affirmé n’avoir rien à se reprocher.

« Je n’ai jamais demandé de remboursement et je n’ai jamais été remboursé pour mes dons politiques. J’ai toujours respecté la loi », a fait valoir le ministre.

Dans le document, on apprend qu’à la firme Roche les vice-présidents devaient contribuer chaque année à des partis politiques. En échange, les dirigeants recevaient une fausse prime. Le ministre du Travail jure qu'il n'était pas au courant de ces pratiques. Sam Hamad affirme qu'il a toujours fait des dons au parti libéral par conviction.

Les courriels retrouvés dans les serveurs informatiques de la firme Roche ont donné beaucoup d'informations aux policiers, notamment sur les interventions que faisait Marc-Yvan Côté auprès du cabinet de la ministre des Affaires municipales de l'époque, Nathalie Normandeau, pour faire avancer certains dossiers.

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