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Entraînement physique : la modération a bien meilleur goût 

Exercice physique

Exercice physique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les hommes qui s'entraînent trop intensément et trop souvent risquent de souffrir de problèmes cardiaques, selon deux études publiées dans le journal médical Heart.

Selon les conclusions d'une recherche réalisée par des chercheurs suédois, les hommes qui s'entraînent intensément plus de cinq heures par semaine augmentent de 19 % leur risque de souffrir d'arythmie à 60 ans.

Le risque augmenterait de 49 % chez ceux qui s'entraînaient plus de cinq heures par semaine à l'âge de 30 ans, mais qui s'entraînaient moins d'une heure par semaine à l'âge de 60 ans. Au contraire toutefois, ceux qui pédalaient ou marchaient vigoureusement une heure par jour ou plus à 60 ans réduisaient de 13 % leur risque d'arythmie, comparativement aux hommes entièrement sédentaires.

Afin de parvenir à leurs résultats, les scientifiques ont étudié la santé cardiaque de 44 000 hommes âgés de 45 à 79 ans, mais dont l'âge moyen était de 60 ans. Les chercheurs les ont suivis en moyenne pendant 12 ans, à compter de 1997. Ils ont ainsi tenté de déterminer combien d'entre eux souffriraient éventuellement de fibrillation auriculaire (la forme la plus courante d'arythmie cardiaque). Ils ont également demandé aux participants de donner des détails sur leur niveau d'activité physique de la dernière année, ainsi que sur celui qu'ils avaient à 15, 30 et 50 ans.

L'autre étude, réalisée par des chercheurs allemands, portait sur un millier d'hommes atteints d'une maladie coronaire stable depuis 10 ans.

Environ 40 % des participants, en grande partie constitués de sexagénaires, s'entraînaient entre deux et quatre fois par semaine, 30 % s'entraînaient plus souvent et 30 % moins souvent. Tous avaient reçu une formation pour les aider à s'entraîner régulièrement et à réduire leur risque de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral.

Après avoir tenu compte d'autres facteurs, les chercheurs ont conclu que ceux qui s'entraînaient le plus vigoureusement étaient deux fois plus susceptibles d'être terrassés par un infarctus ou un AVC que ceux qui s'entraînaient normalement. Les sportifs les plus convaincus étaient aussi quatre fois plus susceptibles de mourir, peu importe la cause de leur décès.

L'éditorial qui accompagnait ces deux études dans le journal Heart, rédigé par des chercheurs espagnols, soulignait que les bienfaits cardiovasculaires maximum sont atteints lors d'un exercice modéré, mais qu'ils sont perdus lors d'un effort très intense ou prolongé. Il souligne cependant que les deux études ne remettent pas en question l'importance de l'activité physique pour la santé.

Avec les informations de Agence France-Presse

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