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TransCanada : des forages à Cacouna dès mercredi

Les explications de Denis Leduc
Radio-Canada

TransCanada procédera à des forages sous-marins dans le secteur du port de Gros-Cacouna dès la semaine prochaine. Et si tout va comme souhaite la compagnie, les travaux seront mis en branle mercredi et s'échelonneront jusqu'en novembre.

L’entreprise albertaine, qui souhaite implanter à Cacouna un terminal pétrolier dans le cadre de son projet d'oléoduc Énergie Est, en a fait l’annonce, jeudi, dans un communiqué.

TransCanada possède les autorisations, entre autres, de Pêches et Océans Canada et de Transports Canada pour des travaux dont la durée des forages sera propre à chaque site.

Les travaux serviront à caractériser les sols marins afin de déterminer l’emplacement d’une infrastructure qui pourrait répondre aux besoins du projet d’oléoduc de 4600 kilomètres.

Projet d'oléoduc Énergie Est

L'oléoduc transporterait quotidiennement plus d'un million de barils de pétrole brut de l'Ouest canadien jusqu'à des raffineries et des terminaux au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Le projet prévoit la conversion d'un gazoduc existant de TransCanada, puis la construction d'oléoduc pour le reste du parcours en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Pour ce faire, TransCanada effectuera des prélèvements du sol marin et du roc dans différents endroits sélectionnés.

Dans son communiqué, TransCanada assure que les forages seront réalisés quand les conditions météorologiques permettront l’observation des mammifères marins.

Le secteur de Cacouna est la pouponnière des bélugas, mais la compagnie assure qu’elle veillerait à ce que les mammifères marins se trouvera à plus de 500 mètres des forages.

« Il n'y a pas de sondage comme ceux-là qui se font sans avoir de dérangement. Ce qui est important à savoir : on a mis en place un programme qui va, par exemple, surveiller les bélugas. Par conséquent, il faudra travailler seulement quand on peut surveiller les bélugas. On arrête les travaux quand les bélugas entrent dans un périmètre de 500 mètres autour des travaux », a expliqué Philippe Cannon, porte-parole de TransCanada.

Pêches et Océans Canada avait demandé à TransCanada de respecter un périmètre de 300 mètres, puisque les travaux de forages produisent des sons qui pourraient nuire aux mammifères marins. 

« L’impact des levés géotechniques a été jugé non significatif compte tenu des mesures d’atténuation proposées par le promoteur et l’émission d’un permis n’est pas requise. On évalue qu’au-delà de 300 m de la source, les niveaux sonores auront un faible impact », avait écrit Pêches et Océans Canada, dans un courriel envoyé à Radio-Canada. 

Certains scientifiques estiment toutefois qu'il sera impossible de s'assurer qu'aucun mammifère marin ne se trouve dans le secteur des forages.

Par ailleurs, l'Office national de l'énergie tiendra jeudi soir, à Cacouna, une soirée d'information sur le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada.

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