•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Il y a 62 ans mourraient 10 marins au large de Baie-des-Sables

La BF de la famille Bernier

La BF de la famille Bernier

Photo : gracieuseté de Mme Rachel Bernier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans un ouvrage qui sera publié à la fin du mois, l'historien Louis Blanchette revient sur la tragédie de la barge de Bernier et frères -la B.F.- qui a fait naufrage un peu à l'ouest de Baie-des-Sables dans la nuit du 13 au 14 mai 1952.

Le bateau, qui transporte de la pulpe, était parti de Sainte-Anne-des-Monts pour Trois-Rivières avec à son bord, 10 marins, dont trois frères de la famille Bernier des Méchins.

Rachel Bernier, qui avait 25 ans à l'époque, explique que le bateau était attendu le vendredi à Sainte-Félicité pour un autre chargement de pulpe vers Trois-Rivières. « Et puis vendredi, pas de téléphone, toute la fin de semaine, pas de téléphone », raconte Mme Bernier. Tout le monde attendra en vain.

Rachel Bernier ne reverra jamais ses frères Charles-Noël, Georges-Enoch et Réal qui était son jumeau.

Le service hydrographique du Canada repère l'épave en 2006 au large de Baie-des-Sables. C'est un énorme soulagement pour la famille. « Ça a pris 54 ans, souligne Rachel Bernier, avant qu'on sache vraiment où il était le bateau. Toutes les fois que je passais par Métis, je me demandais où donc êtes-vous? »

Passionné d'histoire maritime, Louis Blanchette s'intéresse depuis longtemps au naufrage de la barge des frères Bernier. L'histoire est méconnue ou très mal connue, relève l'historien.

Avant de sombrer dans le Saint-Laurent, le bateau a eu plusieurs vies.

Dès 1916, il sert à l'entretien de voie maritime sous le nom de Coal barge 6. Avant la Deuxième Guerre mondiale, le bateau transporte des bananes sous le nom Roseleaf.

Lorsque les frères Bernier en font l'acquisition, le navire a déjà 36 ans et repose dans un cimetière maritime. « Peut-être, commente Louis Blanchette, que les rénovations n'ont pas été adéquates. Ça prendrait une enquête approfondie que je n'ai pu faire parce qu'il manque beaucoup d'information sur cet aspect technique, mais c'est un navire âgé qui n'avait pas été construit pour transporter des charges aussi fortes. »

Le seul monument à la mémoire des disparus a été érigé à Pointe-au-Père. Rien pour souligner la mort des marins n'a été installé aux Méchins, port d'attache du bateau, ni à Baie-des-Sables, lieu du naufrage.

L'historien Louis Blanchette déplore la situation: « Ce serait normal de retrouver une forme de mémorial, une plaque qui pourrait résumer l'histoire et puis mentionner le nom des 10 marins, ne serait-ce que ça. »

Mille copies du livre Disparus en mer seront distribuées dans certaines librairies de la région d'ici la fin du mois.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Est du Québec