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Les cyclones tropicaux migrent vers les pôles

Image satellite du cyclone Phailin dans le golfe du Bengale, obtenue par la US Naval Research Laboratory (NRL) le 12 octobre.

Image satellite du cyclone Phailin dans le golfe du Bengale, obtenue par la US Naval Research Laboratory (NRL) le 12 octobre.

Photo : AFP

Radio-Canada

Au cours des 30 dernières années, l'endroit où les cyclones tropicaux atteignent leur puissance maximale s'est éloigné de l'équateur pour se rapprocher des pôles, relève une étude de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA).

L'endroit où ces puissantes tempêtes ont atteint leur force maximale a donc bougé de 53 km par décennie dans l'hémisphère nord, et de 62 km par décennie dans l'hémisphère sud.

Cette tendance a été observée de façon plus importante dans le Pacifique Sud et Nord, ainsi que dans l'océan Indien austral. Or, aucun changement n'a été signalé dans l'océan Atlantique.

L'étude, publiée dans la revue Nature, relève un certain nombre de conséquences possibles à cette migration. Les chercheurs estiment qu'en s'éloignant de l'équateur, les cyclones toucheront plus souvent des régions et des villes côtières qui sont mal préparées à de telles intempéries.

La ville de Cairns, dans le nord-est de l'Australie, touchée par le cyclone YasiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ville de Cairns, dans le nord-est de l'Australie, touchée par le cyclone Yasi

Photo : AFP / Paul Crock

D'autre part, des régions tropicales qui dépendent notamment des pluies entraînées par les cyclones pour reconstituer leurs ressources en eau risquent de voir leurs réserves diminuer avec l'éloignement des tempêtes.

Pour leur recherche, les scientifiques de la NOAA ont utilisé des données collectées entre 1982 et 2012. Ils ont choisi comme point d'analyse l'endroit où le cyclone atteint son intensité maximale, car ils jugent qu'il s'agit d'une valeur plus fiable que leur point de départ ou leur durée.

En outre, l'étude souligne que la migration des cyclones vers les pôles est cohérente avec de précédentes études qui montrent une expansion de la région tropicale depuis 1980. Ce phénomène semble influencer les facteurs environnementaux liés à la formation et l'intensification des cyclones tropicaux. Cela pourrait donc expliquer leur migration.

Les chercheurs ne tissent toutefois pas pour l'instant de lien entre le déplacement des cyclones et l'activité humaine, estimant que la question devra faire l'objet d'analyses plus poussées et être fouillée à plus long terme.

Avec les informations de Agence France-Presse

Science