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Rona mise sur le crédit d'impôt à la rénovation

Magasin Rona

Magasin Rona

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

La Presse canadienne

Rona espère que les programmes d'aide à la rénovation mis en place par le gouvernement provincial vont aider à redonner de la vigueur à ses ventes au Québec - le plus important marché du géant de la rénovation.

S'il accueille ces mesures à bras ouverts, le président et chef de la direction du quincaillier, Robert Sawyer, estime néanmoins qu'il est encore trop tôt pour en mesurer l'impact.

« On espère que ça va donner des résultats, mais il est trop tôt. Il faut dépenser [dans le secteur] du marketing pour faire comprendre le programme », a-t-il dit, mardi, en marge de l'assemblée annuelle des actionnaires de Rona, à Boucherville.

LogiRénov est un crédit d'impôt de 20 % couvrant plusieurs types de rénovations résidentielles, alors qu'ÉcoRénov, en vigueur jusqu'au 31 octobre, s'applique sur une gamme de rénovations écoénergétiques.

Une campagne publicitaire sera mise de l'avant par l'entreprise, a confirmé M. Sawyer, qui aurait toutefois souhaité que le programme LogiRénov couvre davantage que des travaux de rénovation résidentielle.

« Nous voulions avoir des réponses auprès du gouvernement [avant de faire de la publicité], a expliqué le PDG de Rona. C'est sûr qu'on aurait aimé un programme plus libéral, mais on est content de ce qui est mis en place. »

L'entreprise affirme que la tendance à la baisse en ce qui a trait à ses ventes s'explique en grande partie par le recul des mises en chantier au Québec, qui, selon elle, ont fléchi de 8 % en 2013 et de 4 % au premier trimestre de l'exercice 2014.

Le chef de la direction financière, Dominique Boies, n'a pas caché que dans le passé, des mesures similaires, qui s'étaient terminées en 2010, avaient stimulé les ventes comparables du quincailler.

Les dirigeants de Rona ont également indiqué qu'ils reproduiront le nouveau concept des magasins Réno-Dépôt dans les autres provinces canadiennes où l'entreprise est présente à compter de 2015.

« Il faut réellement le peaufiner [le concept] parce que chaque marché est assez distinct, a toutefois prévenu M. Sawyer. Nous avons déjà un groupe de travail qui regarde à l'extérieur du Québec. »

Dans la province, la transformation de 11 magasins Réno-Dépôt a été effectuée et le quincailler prévoit que la réfection de l'ensemble de ses 16 établissements sera complétée d'ici la fin du deuxième trimestre.

M. Sawyer n'a pas voulu dévoiler sa stratégie quant à l'application de cette stratégie à l'échelle pancanadienne, refusant également de dire si l'enseigne Réno-Dépôt allait faire son apparition dans le reste du pays.

« Possiblement des conversions [de surfaces] où des magasins réduits dans ce concept », s'est-il limité à dire, en point de presse, après l'assemblée des actionnaires.

Réduction des pertes 

Quant à ses résultats du premier trimestre, Rona a été en mesure de réduire sa perte, ce qui ne l'a pas empêché de perdre 16,6 millions de dollars, entre autres en raison de l'hiver rigoureux et de la fermeture de magasins sous-performants.

L'entreprise établie à Boucherville a indiqué que cette perte représente 14 % par action, comparativement à une perte de 36,1 millions de dollars ou 30 ¢ par action à la même période l'année dernière.

Ses revenus ont également glissé de 8,2 %, passant de 832,9 millions de dollars il y a un an à 764,3 millions cette année, alors que les ventes de ses magasins comparables - un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail, se sont repliées de 4 %.

Sur une base ajustée, la perte de la société a été de 14,4 millions de dollars, ou 12 ¢ par action, comparativement une perte de 18,3 millions, ou 15 ¢ par action, au même moment en 2013.

Cette performance correspond aux prévisions des analystes sondés par Thomson Reuters, qui anticipaient les conséquences de l'hiver rigoureux sur les résultats de la société.

« Rona a bien contrôlé ses coûts, mais l'environnement concurrentiel rend plus difficile la relance [de l'entreprise] », a notamment souligné l'analyste Irene Nattel, de RBC Marchés des capitaux, dans un rapport.

La fermeture de 11 magasins sous-performants ainsi que les mesures d'économie ont permis à l'entreprise d'engranger un résultat avant intérêts, impôts et amortissements de 7,9 millions de dollars, par rapport à une perte de 21,8 millions au premier trimestre de 2013.

La dette nette du quincailler a également reculé de plus de 30 %, à 311,5 millions de dollars, comparativement à 448,3 millions l'année dernière.

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