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Lac-Mégantic : le fond de la rivière Chaudière reste contaminé

La santé du lac Winnipeg, parfois aux prises avec une prolifération d'algues bleues en été, parviendra-t-elle à retenir l'attention des électeurs et des partis politiques au cours de la campagne?

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dix mois après le déversement d'environ 100 000 litres de pétrole dans la rivière Chaudière lors de la tragédie de Lac-Mégantic, un comité d'experts juge que la qualité de l'eau est bonne, mais que la contamination des sédiments demeure préoccupante. 

La vingtaine d'experts ont été mandatés par le ministère de l'Environnement pour évaluer l'impact du déversement d'hydrocarbures. Ils ont étudié des centaines d'échantillons. 

Selon eux, la situation est plus inquiétante entre Lac-Mégantic et Saint-Georges, en Beauce. Mais de nouvelles évaluations sont nécessaires avant que le gouvernement décide des mesures à prendre. Les derniers échantillonnages datent de l'automne. 

Selon le comité, le ministère de l'Environnment pourrait devoir utiliser des méthodes plus invasives, comme le dragage, pour retirer les sédiments de la rivière et les traiter à l'extérieur. « Mais ces méthodes-là ont elles-mêmes des impacts importants sur les cours d'eau. Il faut les utiliser avec parcimonie et seulement là où c'est vraiment nécessaire, parce que le cours d'eau a une capacité de se nettoyer par lui-même », affirme David Berryman, coordonnateur du comité d'experts.

Il ajoute que les crues printanières pourraient avoir aidé à nettoyer les sédiments aux endroits les plus contaminés. 

Les experts ont suivi de près le phénomène, craignant que les crues ne fassent remonter les sédiments à la surface. En Beauce, des nappes d'hydrocarbures ont été détectées par le ministère de l'Environnement au printemps, mais l'impact n'a duré que deux jours, selon M. Berryman. 

Le gouvernement a déjà investi 16 millions de dollars dans le nettoyage de la rivière Chaudière à la suite du déversement. Au total, 40 kilomètres de rives ont été nettoyés. Plus de 43 000 litres d'hydrocarbures et 35 tonnes de matériaux absorbants imprégnés d'huile ont été récupérés. 

« Très peu de poissons sont morts et une vingtaine d'oiseaux ont été trouvés souillés, ce qui est très peu », ajoute M.Berryman.

Québec se pliera à toutes les recommandations du comité d'experts en 2014-2015 :

  • mettre à jour le portrait de la contamination des sédiments par les hydrocarbures pétroliers;
  • documenter la toxicité des sédiments de la rivière;
  • déterminer les tronçons de la rivière où le niveau de contamination des sédiments pose un risque pour l'écosystème;
  • cerner les enjeux environnementaux des différentes méthodes de nettoyage des sédiments et élaborer un plan d'intervention;
  • assurer un suivi environnemental de la rivière. 

Québec continue d'évaluer méticuleusement les entrées d'eau potable de Saint-Georges, Sainte-Marie et Lévis puisque ces municipalités puisent leur eau dans la rivière Chaudière. Le ministère de l'Environnement affirme que l'eau ne présente pas de risque pour la consommation humaine depuis l'automne. 

Quant au financement des travaux, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a déclarer, lundi, qu'il était « prématuré d'évaluer les chances de succès » de récupérer les millions de dollars investis dans le nettoyage, ajoutant : « on est au début d'un recours ». Québec a entamé des procédures judiciaires contre l'entreprise ferroviaire MMA, le Canadien Pacifique et World Fuel Services inc.,notamment. 

« Oui, il va y avoir des recours devant les tribunaux, mais il faut rassurer la population : le gouvernement va poursuive le nettoyage indépendamment des résultats », a soutenu M. Heurtel en point de presse à Sainte-Marie, en Beauce. 

Mégantic en chiffres

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