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« On peut faire mieux » - Julien

Les joueurs du Canadien demeurent positifs malgré la défaite crève-coeur de jeudi. Reportage de Jean St-Onge.
Radio-Canada

BOSTON – Si on avait dit, avant le début de la série, qu'une des deux équipes allait seulement avoir détenu l'avance pendant 11 minutes après quatre matchs, bien des gens auraient parié que cette équipe aurait été le Canadien. Et pourtant...

Un texte de Guillaume LefrançoisTwitterCourriel

C'est pourquoi l'entraîneur-chef des Bruins, Claude Julien, a estimé vendredi que son équipe avait plus à offrir, même si la série est égale 2-2 et que Boston a repris l'avantage de la patinoire.

« On joue bien, mais on est capable de mieux jouer, a indiqué Julien après un court entraînement optionnel, vendredi, à la veille du match 5. Il n'y a pas de doute à ce sujet. Je ne dis pas que notre équipe joue du mauvais hockey, mais on peut faire mieux. »

Pour s'en convaincre, il suffit de constater que les Bruins ont joué avec l'avance pendant seulement 11 min 39 s depuis le début de la série. Leur victoire dans le match 2 a été obtenue après une spectaculaire remontée en fin de troisième période, tandis que jeudi, dans le match 4, un but de la recrue Matt Fraser en prolongation a donné aux Bruins un triomphe de 1-0.

« Ils ont connu de meilleurs débuts de match que nous, mais on est un peu plus satisfait de notre départ d'hier », a reconnu l'attaquant Patrice Bergeron.

Canons en panne

Une partie de l'explication réside dans la tenue du premier trio des Bruins, formé de Milan Lucic, David Krejci et Jarome Iginla. Les trois joueurs ne totalisent que cinq points en quatre matchs dans cette série. Lucic était d'ailleurs l'unique attaquant parmi les deux premiers trios à participer à l'exercice optionnel du jour.

Krejci est quant à lui improductif depuis le début du tournoi printanier : trois maigres points en neuf matchs. Le Tchèque, rappelons-le, avait été le meilleur marqueur des séries 2011 et 2013, et il avait chaque fois mené les siens en grande finale.

« On l'a vu dans le passé, Krejci a déjà connu de très bonnes séries, a rappelé Julien. Je ne dis pas que c'est un manque de confiance, mais il ne joue pas comme il le voudrait. C'est important de travailler pour trouver les solutions. Mais d'autres trios jouent bien, ils ont donc plus de temps pour se retrouver. »

Julien peut se consoler en se disant que les ténors de l'attaque montréalaise sont tout aussi improductifs : Max Pacioretty, David Desharnais et Thomas Vanek ne totalisent eux aussi que cinq points, si bien que leur trio a été démantelé.

« Je vais être franc, ce n'était pas une question de contrer qui que ce soit, a assuré Julien. On voulait surtout avoir l'avantage dans les duels entre trios. On ne peut pas se plaindre. Mais si on veut gagner, on doit s'améliorer. »

Julien sourit!

Fait à noter, Julien a lancé quelques blagues pour la première fois depuis le début de la série. Il était aux antipodes du Claude Julien tendu que l'on voyait jusque-là.

Un collègue de Boston a par exemple amorcé sa question avec un « Bonjour Claude » en français.

« Veux-tu la réponse en anglais ou en français », lui a répondu Julien. « En anglais, s'il vous plaît », de rétorquer le journaliste, encore dans la langue de Molière.

« J'imagine que Channel 7 va préférer la réponse en anglais », a poursuivi Julien, avec un large sourire.

Michel Therrien avait également le rire facile au lendemain de la victoire du CH dans le duel initial de la série. On verra lequel des deux fera des blagues après le match 5...

Séries 2014; Section spéciale

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