•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Éducation en français : Fredericton dévoile sa nouvelle politique

Catherine Allard s'est rendue dans une école pour voir comment cette politique va prendre forme dans les salles de classe

La ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, Marie-Claude Blais, présente sa politique d'aménagement linguistique et culturel pour les écoles françaises.

S'adressant à l'Assemblée législative, vendredi matin, la ministre Marie-Claude Blais a annoncé que la politique proposait des solutions aux défis de l'éducation en milieu minoritaire. Le gouvernement s'engage à doter le système éducatif d'un financement lui permettant de remplir sa double mission : favoriser la réussite éducative et la construction identitaire de chaque apprenant, sans toutefois chiffrer cet objectif, du moins jusqu'à présent.

La politique mise sur la mobilisation, la concertation, la responsabilisation et l'engagement de tous les partenaires en éducation, dit la ministre. Elle sera mise en oeuvre sur une dizaine d'années.

La politique présente 48 stratégies de même que des centaines de pistes d'action réparties sur cinq grands axes d'intervention, soit la vitalité du système éducatif, la construction identitaire, la petite enfance, la réussite éducative et le partenariat école-famille-communauté.

Marie-Claude Blais, ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick

Dans les cinq dernières années, plus de 200 chefs de file de la communauté francophone ont participé à l'élaboration de ce document. Ils ont tenu de nombreuses réunions pour élaborer des stratégies qui répondent aux besoins du milieu, selon la ministre Blais.

Cette politique découle du rapport de la Commission sur l'école francophone rédigé par Gino LeBlanc et publié en 2009. Son rapport a été suivi par celui de l'économiste Pierre-Marcel Desjardins, qui a évalué à 11 millions de dollars les recommandations de la commission LeBlanc. Le groupe d'action de cette commission, un regroupement d'organismes et de partenaires clés du système éducatif, verra à la mise en oeuvre de la politique.

L'opposition accueille la politique à bras ouverts.

On n'a pas eu encore le document. Je suis convaincu d'ores et déjà que pour la communauté francophone acadienne, c'est probablement l'un des documents les plus importants qui aura été produit en Chambre, et certainement le document au niveau de la langue le plus important qui aura été produit entre 2010 et 2014.

Roland Haché, député libéral de Nigadoo-Chaleur

La politique va contribuer à l'épanouissement des deux communautés linguistiques de la province, ajoute la ministre Blais. Elle conclut que l'exercice va constituer un legs important pour l'ensemble des Néo-Brunswickois en contribuant à la vitalité de la langue et de la culture d'expression française.

Acadie

Éducation