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Les travailleurs étrangers temporaires surtout dans les villes, montre une carte virale

Le restaurant McDonald's de l'avenue Pandora, à Victoria, en Colombie-Britannique, en avril 2014.

Le restaurant McDonald's de l'avenue Pandora, à Victoria, en Colombie-Britannique. La chaîne de restauration rapide dit avoir 3400 travailleurs étrangers temporaires à travers le Canada sur 85 000 employés à temps plein ou partiel.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une carte des entreprises qui embauchent des travailleurs étrangers temporaires en Alberta et en Colombie-Britannique laisse entendre que le programme ne remplit pas ses objectifs.

Selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) est censé aider à trouver de la main-d'oeuvre dans les régions rurales ou isolées. Toutefois, les entreprises qui ont recours au programme fédéral se concentrent dans trois centres urbains, soit le Grand Vancouver, Calgary et Edmonton, selon la carte du groupe Support Canadian businesses employing Canadian workers (« Appuyez les entreprises canadiennes qui embauchent des Canadiens »).

La carte, établie à partir de données du ministère responsable du PTET, montre aussi que le secteur qui a reçu le plus de permis de travail est celui de la restauration. « La majorité des travailleurs de ce programme ne sont pas des travailleurs spécialisés [...] », a constaté, mercredi, le président de la Fédération des travailleurs de la Colombie-Britannique, Jim Sinclair. « Ils sont simplement utilisés comme main-d'oeuvre bon marché dans les grands centres, où il y a déjà des dizaines de milliers de sans-emploi. »

Un site web acceuille une carte interactive qui montre les entreprises qui embauche des travailleurs étraners temporaires.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un site web acceuille une carte interactive qui montre les entreprises qui embauche des travailleurs étraners temporaires.

Photo : NTWF

Le site web qui accueille la carte est devenu viral depuis son lancement il y a neuf jours, affirme son concepteur, Rohana Rezel. Celui-ci indique avoir essuyé le mécontentement de certaines entreprises, en raison de son site, qui évoque les « méchants » qui utilisent le PTET. Le Sri Lankais d'origine, venu au Canada il y a six ans, soutient qu'il n'a rien contre les travailleurs étrangers temporaires. Il Il s'inquiète aussi du fait que certains soient sujets à des abus et à des menaces d'expulsion.

Les données de la carte ont été obtenues en vertu d'une demande d'accès à l'information à Emploi et Développement social Canada (EDSC). M. Rezel dit qu'il attend d'autres données de la part du ministère, dans le but d'inclure d'autres provinces dans sa carte.

EDSC a refusé la demande d'entrevue de la Presse Canadienne avec le ministre Jason Kenney ou un autre officiel du ministère. Dans une déclaration, le ministère souligne toutefois qu'un moratoire a été instauré le mois dernier pour le secteur de la restauration, à la suite d'un reportage de CBC sur un McDonald's de Victoria.

Le gouvernement fédéral avait déjà publié une liste noire des entreprises non conformes et aboli une clause qui permettait aux employeurs de payer les travailleurs étrangers temporaires jusqu'à 15 % de mois que le salaire en vigueur. Ottawa a aussi suspendu un processus de traitement accéléré des autorisations introduit en 2012. Le PTET fait toujours l'objet d'un examen, précise aussi EDSC dans sa déclaration.

Avec les informations de La Presse canadienne

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