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Les nouveaux candidats libéraux devront être pro-choix

Le chef du Parti libéral du Canada Justin Trudeau pendant la période de question au Parlement, le 25 février 2014

Le chef du Parti libéral du Canada Justin Trudeau pendant la période de question au Parlement, le 25 février 2014

Photo : PC/Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Les opposants à l'avortement ne seront plus les bienvenus comme candidats du Parti libéral du Canada lors de la prochaine campagne électorale, a indiqué le chef Justin Trudeau mercredi. Il a annoncé cette nouvelle orientation à la veille de la grande manifestation annuelle contre l'avortement.

Par le passé, le Parti libéral n'avait pas de position claire sur l'avortement et en faisait une question de conscience individuelle. Mais depuis deux ans, le Parti libéral appuie le droit à l'avortement et Justin Trudeau s'attend à ce que ses députés fassent de même.

Le chef libéral fera toutefois une exception pour les candidats anti-avortement déjà élus avant le changement de position, comme le député de Toronto John McKay.

De son côté, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair dénonce la division du Parti libéral sur un principe aussi fondamental. « C'est une question de principe ou ce n'est pas une question de principe. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut avoir deux niveaux de principes à l'intérieur d'un même caucus », a-t-il réagi. 

Il ajoute que tous les députés du NPD sont pour le droit à l'avortement.

Un groupe s'active pour faire élire des députés pro-vie

Par ailleurs, un organisme pro-vie a affirmé mercredi avoir élaboré une stratégie dans le but de faire élire davantage de candidats pro-vie.

Les militants de Campaign Life disent se concentrer sur les 30 nouvelles circonscriptions créées pour les élections de 2015, et même agir au niveau des investitures pour aider de futurs candidats pro-vie.

Ils prétendent avoir réussi à faire élire l'un des leurs lors d'une récente investiture, même ils refusent de dévoiler son nom pour l'instant.

« Dans le climat politique actuel, quand des candidats disent qu'ils sont pro-vie, ils tendent à avoir une cible dans le dos », a dit le militant Matthew Wojciechowski. « Nous n'avons pas de plateforme cachée. Mais nous voulons les protéger », a-t-il ajouté.

La stratégie semble toutefois ne pas avoir de succès au Québec, a-t-il confié.

Avec les informations de La Presse canadienne

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